Tchorski
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L'école des métiers (1/8)

Il s’agit d’un documentaire sur l’école provinciale des métiers, encore appelée EPM, située à Waterloo. Ce lieu est désaffecté. Ce documentaire a pour but de garder une mémoire de ce que fut cet école, de valoriser les architectures, le patrimoine humain, de garder une trace de l’histoire des lieux : ce qui a fait vivre des élèves, ce qui les a élevés vers plus haut, ce qui a condensé les efforts des enseignants. Ce documentaire a été fait il y a longtemps. J’ai attendu que les lieux soient réaffectés, afin que des armées de vandales ne viennent pas tout piller. Merci à Immobel et JCX pour l'autorisation de publication.

Correction et amplifications documentaires : Patrice Niset.
Un tiers des photos a été réalisé par Sandy De Wilde.

Cette école est un vaste ensemble verdoyant, qui abritait un institut technique (EPM) et un institut médico-pédagogique (IMP). Les IMP ont pour mission d'assurer les soins, l'éducation et l'enseignement général des enfants handicapés de 6 à 14 ans environ. Cette diversité de structures fait que sur le même site, il y avait deux écoles. Ce lieu s’appelait dans le temps Ferme-Ecole de Waterloo, c’est une dénomination qui a pu perdurer durant longtemps. Cette dénomination correspondait à l'école technique, elle aurait dû disparaître avec l'arrivée de l'IMP en 1965.

Un historique d’après Immobel :
Sous l’impulsion d’Ovide Decroly, il fut décidé vers 1910 de construire une ferme-école destinée aux enfants présentant un handicap léger. La commune de Waterloo fut choisie pour sa campagne intacte qui offrait aux enfants un contact proche avec la nature. Le concours d’architecture lancé pour le projet fut remporté en 1912 par Fernand Bodson, assisté de Théodore Clément. Interrompus par la Première Guerre mondiale, les travaux ne seront achevés qu’en 1926. Fernand Bodson, intéressé par l’idée des cités-jardins, dessina un alignement de longues bâtisses rectangulaires qui créait un espace partagé et une circulation fluide entre les différentes fonctions. Le style, d’inspiration anglo-normande, multiplie les versants des toitures, les lucarnes, les châssis à croisillons, et les enfilades de colonnes formant des galeries de passage.

L’école a ouvert le 3 juillet 1926. Présenté au conseil provincial par Charles Gheude le 20 juillet 1909, le projet aura mis 15 ans à aboutir. De 1926 jusqu’en 1960, la formation était surtout axée sur la ferme et l’élevage, bien que des métiers de cordonnerie, tailleur et vannerie étaient enseignés de manière un peu plus accessoire. En 1965, les lieux convergent peu à peu vers un IMP, puis de manière distincte et plus diversifiée, une école technique : menuiserie, imprimerie, soudure, horticulture, cuisine… L’école a subsisté sous cette forme jusqu’en 2007. De nombreuses personnalités se déplaceront pour voir le fonctionnement de l’école : Camille Huysmans, Paul Hymans, Emile Vandervelde, par exemple.

Les installations de Waterloo sont classées. Les bâtiments devaient être rénovés, mais ces travaux ont butté contre l’avis des Monuments et Sites. De plus, dans un avis contraignant, l'agence wallonne pour l'intégration de la personne handicapée (Awiph) imposait une scission totale entre les deux enseignements, EPM et IMP. De ce fait, les locaux de Waterloo ont été graduellement abandonnés, au profit du site du Malgras à Nivelles pour l’EMP, installation neuve et adaptée, et Hévillers pour l’IMP. L’ancien bâtiment de l’IMP a été abandonné au profit du CPAS de Bruxelles, propriétaire du terrain.

Septembre 2007 sonne donc officiellement la fermeture du site de Waterloo. L’IMP accueillait 45 enfants. La nouvelle installation d'Hévillers, vers laquelle les services ont été transférés, a été doublée d’une structure d’accueil pour des adultes handicapés. Quant à l’EPM, c’est 130 élèves qui sont partis vers Nivelles. Le site de l’EPM de Waterloo est devenu la propriété de la compagnie immobilière de Belgique (Immobel), en tout ou partie (pas de précisions à disposition). Un projet de réaffectation existe, il s’appelle Bella-Vita, il vise la création de 280 logements. Il est prévu d'y installer un vaste domaine résidentiel intergénérationnel comprenant notamment des appartements et maisons destinés aux seniors, des commerces, un complexe piscine-hammam-sauna, une résidence services et une maison de repos et de soins.

Le personnel administratif et enseignant était le suivant : CULOT Bernadette (directrice EPM), FLAWINNE Robert (coordonnateur IMP), GILSON José (sous-directeur EPM), LEJEUNE Patrick (chef travaux atelier), LEJEUNE Brigitte (secrétariat EPM), LEFEBVRE Francis (éducateur économe), ARNSTEIN Marc, HERMANS Bernadette (économat IMP), HERMANS Jérome, DEMUNTER Nathalie (téléphoniste). Chefs d’ateliers : BOUVY Daniel, VAN DE WEYER Herman. Concièrgerie : NUTELET Carine. Infirmerie : Docteur UREEL. Assistantes sociales : SCHELLENS Dominique, TAMIGNEAUX Fabienne, LETELLIER Laëtitia, ZOGROFAKIS Mina. Psychologues : HENRIOULLE Nathalie, LECLERCQ Grégory, Mme CANDEUR. Kinésithérapeuthe : THIRION Claude. PMS : VERMOES Isabelle, DOMINE Laurence. Logopèdes : MARIEN Jean-Luc, DE BLOMMAERT C. Magasinier : DECHAMPS André. Pavillons : DUBOIS Claude. Externat : BEHR Henri, GOHY Valérie. Cuisine : VAN DE GINSTE Karine. Etage : DUBOIS Guy, GOOSSENS Yves, DINEUR Renée, Mme LARDOT. Villa : DEPRETRE Théo. Horticulture : M. ADRAENSEN, M. DUMONT A., M. SUAIN. Imprimerie : M. WRIGHT D., M. BUXANT G.. Filière bois : M. RECOUR. Ferronnerie : M. LECOQ, M. LEUSE, M. VERBRUGGHE. Maçonnerie : M. BORREMANS J-M , M. EVENEPOEL. Menuiserie : M. HENDRICKX, M. LACROIX. Cuisine professionnelle : PLETINCKX Isabelle. Les enseignants de matières générales étaient : Mme BIAYI I., Mme PATEN J., M. MESNAOUI M., Mme HARDY A., M. LIPENS A., M. MASSART A., Mme PATEN S., M. BREDA Philippe, M. LACROIX S., M LIEGEOIS A., Mme PAYS CH., M. DEROY J., M. JASPART Yves, Mme DECAE N., Mme DYCKMANS V., Mme LEBRUN V., M LEFEBVRE B, Mme DEJEHET M., M DUQUESNE Y-P, M EVRARD B.

Les élèves étaient les suivants (liste fort lacunaire) : LIGNIER Bruno, VAN LIMBERGHEN Hendric, PHAM Tuan Joseph, KISS Benjamin, UTUMABAHUTU Gaspard, VAN BELLE Ludovic, LOMBARDI Jimmy, EL FARES Abdelila, AYARI Medi, CUYL Cédric, DENIS Jérôme, DEVILLERS Jérôme, DEWOLF Stéphane, BRABANT Nicolas, ALIAS William, MAGNUS Jean-François, MERCET Jérémy, VAN DEN WYGAARDEN Josua, KYBATH Riduan, PIERRE Michaël, VERSCHOORE Michaël, KARA Memhet, MERTENS Mathieu, BRUYNDONCKX Jimmy, SERIAK Bilal, DINAIGRE Michel, MERCIER Jérémy, HENRY Viorel, BRABANT Nicolas, CHOQUET Frédéric, LIAGRE Fabian, MOLORD Nicolas, LIBOTTE Frédéric, MOUTHON Thibaut, PALM Cédric, PEIFFER Ludovic, RUBAY David, SANTERRE Christophe, VAN GEEL Jean, COLLIN Sébastien, PEETERS Xavier, DE HALLEUY Amory, MARTINI Mickaël, COLLINS Christopher, CLAIRBOIS Allin, DEMARQUE Christophe, PONCE Véga José, VAN OVERBECKE Cédric.

Je vous invite à découvrir maintenant les locaux de Waterloo, avant leur réaffectation en logements.

 

Le bâtiment d'accueil


C'est là que tout commence, c'est le petit losange de l'accueil.


Il est surmonté d'un petit clocheton qui marque 4 heures moins 5 depuis 2007.


S'il y a eu une cloche dedans, ce qui est fort probable, elle n'est plus présente aujourd'hui.


Le hall de l'accueil.


Nous sommes invités par Donald Duck, qui se fait tout beau pour l'occasion.


Ce fabricant nous est absolument inconnu. Nous ne le croisons dans aucune autre
installation belge. Quelques prospections faites, on m'informe qu'aucun carillon d'église belge
n'est Tordoir. Il est à supposer que c'est un horloger.


Le balancier de l'horloge.


Le cadran de l'horloge.


Le mécanisme à proprement parler de l'horloge. Sans être miraculeux, c'est un bon gros mécanisme
honnête, ce qui fait pencher pour un petit artisan du coin, improvisé horloger.


Redescendons à l'accueil.


Les lumières automnales sont quant à elles divines.


Quelques semaines auparavant, le mur devait être tout rouge.

L'école technique


Nous allons à présent visiter le grand bloc de l'école technique.

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