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s'agit d'un reportage campanaire sur l'église Saint-Georges de Sélestat.
Ces photographies sont disponibles pour publication si vous en avez besoin. Pour toutes les modalités pratiques (autorisation, vérification du contenu éditorial), vous pouvez contacter M. Frantz au 03.88.58.85.14 Saint-Georges est le patron des cavaliers et des chevaliers.
L’église Saint-Georges est un vaste bâtiment religieux au centre de Sélestat. Ce fut une collégiale, comme en attestent les stalles encore présentes. On trouve quelquefois la mention basilique, dont wikipedia, il n’en est rien. Une basilique est une église construite sur un plan similaire à celui des basiliques romaines, donc obligatoirement cinq nefs, avec aussi la particularité d’avoir un rectangle central terminé par une ou plusieurs absides. On trouve souvent mention que c’est une cathédrale. Elle en a toute l’envergure mais il lui manque malheureusement l’évêque. C’est donc une église (toujours), une ancienne cathédrale, une ancienne collégiale. Dans tous les cas, peu importe le nom, c’est un superbe édifice et mes photos vont en témoigner.
Les premières traces remontent au VIIIème siècle (chapelle), mais l’église que nous connaissons aujourd’hui a été fondée en 1452, elle a utilisé de toute apparence une structure plus ancienne, qui datait de 1230. Elle est de style gothique. Contrairement à ce qu’évoque wikipedia, elle n’est pas de style gothique flamboyant. Le flamboyant, dit aussi tardif, se caractérise par une ornementation exubérante. Or, mis à part aux portails, l’église Saint-Georges est plutôt modeste dans son habit de pierre. Elle possède de manière fort classique trois nefs, deux transepts, un chœur et une abside. Elle a deux triforiums aveugles et deux triforiums classiques. La différence sera expliquée aux photos dans la section combles.
L’église possède deux clochers. Le premier, le plus haut (60 mètres), est un vaste clocher gothique fort ajouré et sobre. Assez malheureusement, il n’y a pas d’abat-son et pas de protection contre les pigeons. Le second clocher est octogonal. Il est protégé contre les pigeons avec une maille carrée (c’est parfait). Il possède des abat-son mais pas de cloches. Ce clocher s’appelle une tour de croisée, la tour est au dessus du chœur. La spécificité de ce clocher, c’est d’avoir une magnifique toiture galbée. Elle a un style polychrome de Bourgogne. Certains n’apprécient pas l’apparence de cette toiture aux couleurs vives. Mes photos témoigneront (pourtant) d’une architecture soignée et esthétique.
A propos du campanaire : Cloche
1 dite " le bourdon ". Elle est reconnaissable par ses anses. Les anses
possèdent des godrons alternés. Elle est en volée rétrograde.
Elle possède un petit mouton en bois. Elle est tintée, comme toutes
les autres cloches, par un marteau électromagnétique presque neuf.
Le volant de volée est neuf. La robe est ornementée d'un Saint-Georges
sur cheval. Elle possède des ébréchures à la pince.
Elle présente un texte de dédicace en latin, sur le cerveau, à
relief fondu et rapporté. Sur le côté opposé au marteau,
elle possède le lion oriflamme de Sélestat, en pièce rapportée
et postérieure. Cette grande cloche en do3 a été coulée
en 1879 par Firmin Causard à Colmar. Cloche 2,
de la fonderie Bollée-Blanchet, Orléans, 1924. Elle s'appelle Johanes.
Elle est reconnaissable par ses anses. Les anses possèdent des petites
rivières en relief qui forment des affluents pour se repiquer sur un seul
fleuve. Elle a des rinceaux de végétaux fins et détaillés
sur la pince. Elle a aussi deux lignes de rinceaux végétaux et fleuris
au cerveau. Elle a sur la robe et dans la masse un Saint-Jean l'Evangéliste.
Elle est en lancé franc. Son axe est noir en poutre IPN métallique
presque neuve. Le volant est neuf. Quatre tirants pour des anses non doublées.
Maillet de tintement entièrement neuf + une pièce de support en
bois en résineux, ajout très récent. Cloche 5, Jean-Louis Edel, de Strasbourg. Jean-Louis est le fils de Matthias Edel, fondeur de renom à Strasbourg. Jean-Louis a également fondu quelques cloches de la cathédrale de Strasbourg, celles de l'église paroissiale Saint-Pierre de Molsheim, l'église paroissiale de Lembach, l'église d'Ernolsheim-lès-Saverne, le temple de Gerstheim, l'église paroissiale de Kaltenhouse, etc. Il signe parfois Edel Johann Ludwig. Comme très classiquement chez lui, la pince est décorée d'un maillon de chaîne. C'est une petite cloche, qui semble désaffectée aujourd'hui, pas de volant, pas de marteau. Cloche 6, Causard, fondeur de Colmar. Décorée d'un rinceau végétalisé dit d'acanthe. Cette cloche semble aujourd'hui désaffectée, n'a ni volant ni marteau. Il s'agit de la fonderie de cloches dite Causard/Dury. Cette cloche est Firmin Causard. Il rachètera plus tard la fonderie Edel, précédemment citée. D'après un écrit de Léon Wiot, la maison Causard a fourni jusqu'en 1897 : 1236 sonneries dont 507 en Belgique, 52 au Grand Duché de Luxembourg, 5 en Hollande, 355 en Alsace-Lorraine, 17 en Allemagne, 250 en France, 32 en Suisse. (Source calixo.net/~knarf/). Adrien, le frère, prendra la direction de la fonderie Causard de Tellin (Belgique). Vous pouvez voir la volée de midi ci-dessous.
La nef
La montée aux cloches
La salle des cloches On
arrive alors à la salle des cloches. Je sais qu'il y a beaucoup-beaucoup
trop de photos de cloches, mais ce n'est pas un endroit dans lequel je pourrai
revenir avec aisance, donc j'en ai profité. Vous
pouvez écouter le tintement ici. On entend d'abord la fin de volée
de Sainte-Foy, puis le tintement.-
La cloche 1
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