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Tchorski
L'église St-Pierre St-Paul de Gallardon (1/6)

Ce sont des photographies de la nef et clocher de l'église Saint-Pierre Saint-Paul de Gallardon.
Je remercie Monsieur le Maire de Gallardon, Yves Marie, de m'avoir permis de réaliser ce reportage et je remercie de tout coeur Monsieur Douézy pour son enthousiasme, sa confiance et son professionnalisme.

La fondation de l'église date du début du XIème siècle. Il existait une petite ville autour du château fort. L'évêché était sous la direction de l'évêque Fulbert (de 1007 à 1028). L'archiviste Decoin place la fondation de l'église en 1020. Cependant, les écrits de l'époque mentionnent souvent une date de bénédiction ou de première utilisation, ce qui est postérieur à la construction, on peut donc estimer que la première pierre a été posée entre 1015 et 1018. L'église aurait été construite par le chef bâtisseur Alberti Galardonensis. La preuve provient du cartulaire de Bonneval : Ecclesiam quoque de galardone, sicut ad alberto, ejustem castri domino, fundata est cum incrementis et donis quae herveius ejus filius, eidem ecclesias conticit et his omnibus quae postea filli ejus hugo et garinus addiderunt sicut canonici qui ante vos in eadem ecclesia fuerant possederunt et in scriptis ejusdem ecclesiae continectur.

Jusqu'à la fin du 11ème siècle ou tout début du XIIème siècle, la nef s'arrêtait au niveau du pignon d'entrée du choeur. Il y avait donc pour église le portail et la nef, très classique des structures romanes d'Eure & Loir. Au premier quart du XIIème siècle débute la construction du choeur et du déambulatoire. On construit aussi à cette époque le clocher, haut de 76 mètres. Il a une forme très élancé et il possède la particularité d'avoir subi une torsion (comme on peut le voir ici). Les qualificatifs ne manquent pas pour désigner ces ouvrages des compagnons charpentiers : flammés, vrillés, tors, tordus, tournés, torsadés, hélicoïdaux, en spirale, en limaçon... La forme était-elle voulue ou accidentelle ? Il est possible qu'elle ait été construite torse depuis le départ, mais cela peut être aussi le cas de charpentes mouillées, qui se torsent en séchant, mais on obtient alors des ruptures. Le 17 juillet 1788, le clocher est démoli par un ouragan, on ne connaît donc ce clocher que par gravure.

Les cloches sont actuellement au nombre de deux, par le passé, elles ont été trois, puis cinq, puis trois, puis une, puis deux ! La première, qui sert de timbre, date de 1403, c'est la plus petite des cloches. Le 22 juillet 1601, la seconde cloche est baptisée, c'est la moyenne, elle est nommée Sainte-Marie, nommée par erreur cloche de Sainte-Barbe. La plus grosse date de mai 1562. Elle est nommée Saint-Pierre, et baptisée par le curé Pierre Vigoureulx, fondue par Thomas et Denis les Mouflet, demeurant à Chartres. Ces trois cloches sont accompagnées de deux clochettes. Jusqu'en 1773, il y avait 5 cloches. Le 4 août 1762, lors de l'enterrement de Monsieur de Bonelles, l'une des cloches se fêle puis casse. Les autres commençaient à devenir discordantes.
Le 25 ventose an 12, le citoyen Brillot, charpentier, signale que le beffroi est pourri, il y a risque de chûte. Le beffroi est réparé en 1804. Après diverses péripéties, fêlures, cassures, la dernière cloche est brisée en 1811. Le 7 octobre 1813, la grosse cloche (Saint-Pierre) est fondue en deux cloches de taille moyenne. Elles sonnent le mi et le sol, elles sont nommées Sainte-Marie et Saint-Pierre. Marie est fêlée en 1937, puis refondue, elle est nommée Thérèse-Denise.

Nous allons visiter l'exceptionnelle église de Gallardon.


Vue générale de la ville, marquée par le donjon qui défie les lois de l'équilibre et l'imposante église.


Cette église est un grand bateau ivre sur la mer de la ville.

Vue générale de la nef et du choeur


Panoramique de la nef depuis le porche du choeur.


Panoramique du choeur depuis la nef.

La tour


L'escalier d'accès au clocher.

Les combles du transept et du choeur


Nous sommes ici derrière le triforium.


Un assemblage par tenon et mortaise.


La forêt de bois, comble des chapelles.


Détail de jonction sur les arches du triforium.

Le clocher


Marie a un axe métallique. Elle est en lancé-franc.


Tandis que Thérèse-Denise a un mouton traditionnel en bois, d'une épaisseur de 25 centimètres. Vu la grande taille du joug, et sans information complémentaire, on peut supposer qu'elle est en rétrograde.


Vue sur le volant d'entrainement de volée de la petite cloche.

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