Mine
0165 (1/7)
C'est
une mine d'altitude, subdivisée en trois carreaux distincts.
Très
peu d'informations seront livrées sur cette mine, qui sera appelée
arbitrairement "0165" et dont le minerai ne sera pas précisé.
C'est volontaire car le partage d'information sur internet entraîne trop
de dégradations, de vols, de tags. De ce fait également, un certain
nombre de photos ne sont pas présentées et d'autres sont "amputées".
C'est dommage, mais c'est le mieux que je puisse faire.
Cette
mine d'altitude se révèle avec lenteur, au fil de longues pentes
raides. Il a fallu de la patience pour la découvrir, et tout autant vous
concernant lorsque vous irez parcourir ces pages, c'est un lieu loin et aride.
LA
LAVERIE (ET MINE ?)

Les
images anciennes proviennent de panneaux d'information disséminés
sur le chemin d'accès aux carreaux des mines. Ici, on voit ce que nous
imaginons être la laverie, un bâtiment qui n'a pas pu être visité.
C'est l'ensemble de bâtiments le plus près du village.

Photo
prise à travers le grillage, c'est ce que nous pensons être un carreau,
on devine la présence d'une molette.

Le
bâtiment de la laverie, depuis le musée de la mine.


Le
musée de la mine. Aucun de ces bâtiments n'a pu être visité.
LA
MINE LA
Avec
le filon L, le filon LA aurait été la première mine exploitée
dans le secteur. Nous n'avons pas réussi à nous y rendre. Il faut
traverser cette zone d'éboulis et après, il est impossible de retrouver
le sentier, qui a probablement disparu dans la nature. Cette mine nécessiterait
un GPS...
LA MINE
CP

C'est
le début de notre promenade, nous allons suivre un téléphérique.
De tout temps, le transport a été un problème pour cette
mine d'altitude. On estime que les premiers filons auraient été
ouverts à l'antiquité. Dans le passé, on transportait en
luge dans les pentes puis à dos de mulet. Il s'agit d'un minerai fort dense
et les gros chargements auraient cassé les pattes d'une bête de somme
dans de telles pentes. Un homme, s'il tombe, il ne faut qu'un de profundis...
Cette citation d'un panneau explicatif montre bien la rudesse du métier
à l'époque.

Les
hommes descendaient le minerai sur des luges, dans le sens de la plus grande pente.
Lorsqu'on est sur place, c'est difficilement imaginable ! Entre la ville et le
filon L, il doit y avoir quelque chose comme 1000 mètres de dénivelée.

Au
début du XXème siècle, on opta pour un transport mixte :
installation de trois téléphériques (un pour le minerai,
un pour le personnel et un pour les vivres et matériaux) et d'une voie
ferrée de 12 kilomètres, dont plus de 7 en tunnel. C'est dire combien
l'exploitation fut importante dans ce secteur.

Ils
firent monter une ligne de godets, dont il ne reste à ce jour que les supports
en bois, qui mènent à la mine la plus élevée (pas
le carreau CP). Les éléments de la noria ont probablement été
ferraillés, sauf (au moins) un présent dans un musée.


Voici
une photo ancienne du carreau de la mine. On y voit le départ de la noria.
Cette forme existe toujours aujourd'hui, elle est plutôt unique dans le
paysage minier que nous connaissons. Heureusement, on sent qu'il y a une volonté
de préservation au niveau régional, donc elle ne serait pas amenée
à disparaître dans les prochaines années.

En
bas à droite, on peut apprécier la dimension du tambour de treuillage
!

Sans
parler de la taille du câble. Décidément, c'est lourd !




Ici,
c'est le bâtiment du carreau. A l'intérieur, c'est l'installation
de treuillage.

Dont
on voit le moteur, qui était à ciel ouvert à l'époque
sur cette photo ancienne.