Tchorski
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Saint Saulve (Les Fourches)


Au Roleur, un puits très profond pour une exploitation de dimensions ridicules.
Une faillite, des effondrements ? Pas d'explication pour le moment...
Ici, le puits doit avoisiner les cinquante mètres de profondeur pour 4 de diamètre.

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En bas, on retrouve de multiples fourches


Et les restes d'une machinerie de treuil. Cela proviendrait du chevalement ?


Le SDICS signale des effondrements, cela expliquerait l'aspect souterrain de ces galeries.


L'épave d'une vieille berline. Pourquoi autant de matériel pour une exploitation de craie pourtant peu rentable ?


Un peu plus loin à Le Quesnoy, quelques galeries militaires


Ligny les Aire, le reste d'un puits de mine de charbon

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A gauche, Anzin, des galeries de convoi électriques. A droite, Valenciennes, galerie industrielle.

Quelques mots sur la carrière des fourches

L'accès est un ancien chevalement à moitié démantelé, il n'a plus ses molettes. Il faut faire un peu d'équilibrisme sur une barre triangulaire (15 cm de côté). J'ai eu quelques inquiétudes quant à ma descendance, mais au bout du compte, ça a été. La descente en elle même est chaude. Le puits fait entre quatre et cinq mètres de diamètre, il y a un échelon qui court presque jusqu'en bas, mais il est passablement pourri. Le haut n'est amarré qu'avec du fil de fer rouillé (et oui! C'était discret c'est sûr, mais y'avait rien de plus...), les raccords sont passablement branlants, deux échelons sont pétés, les armatures sont tellement rouillées que lorsque l'on met les mains dessus, des parties s'en vont. Bref, c'est une descente difficile. 45 mètres d'échelons au milieu des soutènements en bois complètement pourris. En bas, il manque deux mètres d'échelle, il faut sauter. C'est quand même la galère et j'avoue que j'arrive en bas complètement explosé.

La carrière en elle même n'est pas extraordinaire. On est dans le sénonien (inférieur comme une autre défunte carrière à St Saulve). La longueur développée est faible. 800 mètres pas plus, c'est certain. Par contre, l'équipement est étrange. Des rails sont posés, il y a les restes d'un wagonnet. Je ne comprends pas trop. En fait, cela m'évoque un certain nombre de questions sans réponses, des contradictions. Pourquoi avoir fait un puits si large ? Pourquoi avoir dressé un chevalement ? Pourquoi l'avoir installé sur une butte de cinq mètres ? Pourquoi avoir équipé cette carrière ? Pourquoi avoir installé pompes, crépines et tout le bataclan de pompage ? Est-ce une carrière récente ? Tout cela en contradiction avec le volume exploité qui est très faible. Je me demande si le creusement est récent dans l'hypothèse où il aurait été interrompu par une guerre. Le matériel en dessous me fait penser quelquefois à Vassens. Il y a un tag 1952 signé Angelo - Italia. On exploitait encore en 52 ? Là, franchement, je ne comprends plus très bien.

Mis à part ces interrogations, certains paysages valent quand même le coup. La carrière est équipée d'appareils de mesure de pression du ciel, des appareils très évolués d'ailleurs par rapport à Marly ou Valenciennes. Faut dire qu'il y a un nombre de fontis important, dont certains très impressionnants. Dix mètres, douze peut-être, et j'exagère pas... Les services des carrières n'ont pas l'air inquiets... Je me demande comment ils descendent là dedans, il n'y a pas d'autre puits. En rappel ? Comment ont-ils fait pour monter les appareillages en haut du chevalement ?

Remontée. Plus facile que la descente, parce que l'on voit mieux les obstacles. C'est long tout de même. Il pleut à verse (bonjour l'angoisse pour les photos du puits). Retour sans encombres.


 

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