Tchorski
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Les carrières souterraines de Saint-Saulve

Ces carrières sont situées rue du Roleur à Saint-Saulve, une petite ville du pourtour de Valenciennes. La première carrière présentée dans cette page est dans le sénonien inférieur. La longueur développée est faible, il y a 800 mètres tout au plus, le reste est une série d'effondrements peu fréquentables. On y trouvera des rails et des restes d'un wagonnet. Cette carrière est une série de questions : pourquoi avoir fait un puits si large ? Pourquoi avoir dressé un chevalement ? Pourquoi l'avoir installé sur une butte de cinq mètres ? Pourquoi avoir équipé cette carrière ? Pourquoi avoir installé une pompe ? Tout cela en contradiction avec le volume exploité qui est faible. Doit-on en déduire que le volume était bien plus important avant, ou que tout cela a été une débauche de matériel inutile ? Il y a un tag 1952 signé Angelo - Italia. Il est donc probable que l'exploitation tournait encore à cette date. Cela fait fort tard. Serait-ce cette exploitation dont parlent les archives, qui aurait fermé en 1962.

Cette carrière aurait servi à alimenter des fours à chaux, encore présents à l'état de ruine sur le site. La hauteur des galeries est variable. Il faut considérer de toute façon que ce souterrain est un résidus d'exploitation. Les galeries sont extrêmement dégradées et dans un état de fragilité fort avancé. Les fontis ne se comptent plus, ils sont hauts et deviennent presque inaccessibles.


Ce n'est pas le plan de cette carrière, mais une autre située un peu plus bas dans Saint-Saulve, à la maison de repos. L'aspect est probablement fort semblable. Topographie SDICS, tirée du livre de Bernard Bivert sur les souterrains du Nord, mal recopiée par mes soins.


Le comité d'accueil est clair : c'est ici.


C'est un puits très profond pour une exploitation aux dimensions ridicules.
Le puits doit avoisiner les cinquante mètres de profondeur pour 4,00m de diamètre.


La craie y est manifestement de très mauvaise qualité.


Il traine de nombreuses fourches. Etonnant, ce n'est pas l'outil de travail d'un carrier.


Ici, c'est le vestige d'un tambour de treuil. Derrière, c'est la citerne d'air comprimé.


L'épave d'une vieille berline.

Ci-dessous, nous allons changer d'exploitation. Saut de puce, nous sommes toujours à la rue du Roleur, mais un petit kilomètre plus loin. C'est une exploitation qui était située sous un champ, près de l'autoroute. Elle a été entièrement remblayée en juin 2000. Lors de mon passage, 3 jours avant le remblaiement, l'exploitation était dans un état extrêmement critique. On entendait des pierres tomber en permanence. Aujourd'hui, il n'en reste plus rien, même le puits est démoli.


Le grand puits de descente dans la carrière.


Les parois sont passées en rouge pour voir l'avancée de leur dégradation.


Ici, c'est une cloche de fontis impressionnante. Si le SDICS a retiré les convergencemètres de toute part,
c'est bien là le signe d'abandon : les rats quittent le navire. (C'est une expression, c'est sans mépris).

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