Tchorski
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Mine d'Halanzy

Les mines de Halanzy-Musson sont les seules exploitations de minette en Belgique. Il y a eu des excavations faites dans le fer fort, mais elles n'ont rien à voir, autant en qualité qu'en développement. La mine d'Halanzy est en deux parties : le Bois Haut et Warnimont. Juste à côté, il y a la mine de Musson. Mais ce sont deux concessions différentes, c'est à dire que sous terre, ça ne se rejoint pas.

Warnimont commence par un tunnel ferroviaire d'un diamètre assez petit, 3 mètres de haut tout au plus. Ca débouche assez rapidement sur un roulage et des quartiers d'exploitation. La spécificité par rapport au bassin de minette, c'est que c'est une mine ancienne, un peu à part du point de vue historique. En effet, c'est une mine qui n'a eu que très peu de rapports avec les exploitants français ou luxembourgeois (seuls quelques rapports avec la mine de Coulmy) et c'est une mine dont les premiers développements sont très anciens, ce qui est rare. Effectivement, dans les quartiers ouest, on retrouve de l'exploitation très basse, avec des piliers à bras et des murs à sec. En plus, on peut distinguer au sol une trace de brouette. Cette découverte est importante, ça signifie que Mazy Comtesse n'est pas la seule exploitation de Belgique à posséder des piliers à bras. Malheureusement, ce secteur de quartiers est très dégradé, la poudrière située au bout est presque condamnée.

Nous suivons la grande principale et les découvertes s'accumulent. Nous trouvons une cantine, une écurie, un secteur où les consolidations de murs sont faits en tôles de berlines, puis la galerie K comportant de nombreux nids d'abeilles. Cette dénomination concerne une structure toute simple : on superpose et entrecroise de nombreuses traverses de chemin de fer pour en faire un pilier. La plupart sont ravagées par le temps et l'humidité, mais il en reste quelques-unes. Elles sont penchées et menacent de tomber (et donc disparaître). Les photos seront là pour préserver...

Le roulage sinue plus ou moins et en fin de parcours, nous pouvons apprécier plusieurs belles pièces d'archéologie industrielle : une salle de repos de mineurs, avec les tables et le spot pour s'éclairer, une poudrière, un atelier de réparation, une aire de chantier, avec les traces de tailles). C'est ancien et beau, différent de la terrible industrialisation que l'ont peut voir presque partout ailleurs. Les galeries sont plus petites et pas toujours de section carrée. C'est une originalité appréciable.

En fin de parcours, nous faisons une incursion dans l'appendice de réseau français. En effet, les deux sociétés des mines ont fait un échange. L'une évacue son eau tandis que l'autre évacue sa fumée, une entraide en quelque sorte. Dans le réseau de Coulmy, on retrouve exactement la même structure que celle à Longwy : grosses galeries carrées systématiquement ancrées avec des plateaux déformants, une exploitation faites uniquement avec des machines sur pneus. Cet appendice de réseau ne débouche plus au jour. Ca n'a jamais rejoint la mine de Coulmy proprement dite (celle qui fait partie de Mont Saint Martin).

Nous n'avons pas visité la mine de Musson parce que celle ci est trop dangereuse. Toutes les entrées de ces mines ont des portes blindées dont le système de fermeture est complexe. Il n'est pas possible de visiter ces mines sans avoir la double-clé nécessaire. Malheureusement, je ne peux pas vous aider à visiter ce souterrain. Le reportage a été fait pour un livre, il m'est strictement impossible d'y retourner. Je n'ai pas de photo du système de verroullage de la porte. Quand bien même j'en aurais, je ne le diffuserais pas !

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Le grand roulage d'entrée, avec un soutènement en bois.

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Dans les quartiers anciens, les murs à sec et les traces de brouette au sol.

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La même chose flashé un peu différement. Il est difficile de faire ressortir ces traces.

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Vue d'un quartier ancien, avec des piliers à bras.

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La trace de brouette au milieu de la galerie.

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La poudrière située au fond des quartiers anciens.

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La mangeoire, comme l'appellaient les gens de la mine. C'est une ancienne écurie.

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La belle galerie K, se terminant sur un chantier.

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Un des fameux nids d'abeille, qui permettait de soutenir le ciel.

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La trace verte au plafond est constituée de cuivre.
Ce sont les goutes d'eau sur le caténaire qui se retrouvaient projetée par le passage du pantographe.

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Le mur qui marque la frontière avec la France.

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La poudrière la plus récente.

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A l'intérieur, là où étaient stockés les explosifs.

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La grande galerie de roulage au centre de la mine. Les tôles sur la droite sont des berlines découpées.

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Une galerie de quartier. Le filin tendu servait à tenir la caténaire. Le trolley n'avait pas toujours un pantographe centré. Le pantographe était relié de biais à cet endroit là, sur la droite.

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