Carcoke Zeebrugge La
rumeur cours que la cokerie de Zeebrugge est en démolition depuis mi-septembre.
Du coup, nous y sommes allé un peu en dernière minute. Ce jour là
ne nous arrangeait pas trop et c'est rudement loin, mais il le fallait. Sur place,
impossible de dire si c'est en démolition, un peu tendance à dire
que oui. En fait la situation est floue. L'ovam, une association locale de préservation
du patrimoine, entretient des parties de la cokerie. Le gazon est fauché,
les arbres qui poussent sur les batteries sont coupés, il y a des barres
de fer neuves qui interdisent l'accès aux secteurs vraiment dangereux,
des panneaux signifiant les dangers spécifiques sont placés aux
entrées de bâtiments. Au niveau travaux, certains bâtiments
sont apparemment en cours de démantèlement, il y a de nombreuses
bâches au sol et des indications de passage, mais par contre, je n'ai pas
vu une seule machine du genre bulldozer. Est-ce qu'ils démoliront une grande
partie des installations et garderont les batteries comme Donc pour arriver sur place, le trajet est relativement long. La cokerie est trouvée assez facilement et chouette constatation, l'usine est cernée par trois routes où tout est extrêmement visible, le dernier côté est une usine en fonctionnement. Autrement dit, c'est vraiment loin d'être paisible. De plus, la cokerie est parcourue par des routes qui sont en grande partie ouvertes. On rentre là dedans comme dans un moulin. Nous remarquerons vers midi que l'usine est remplie de glauques qui grimpent un peu partout, ce qui nous destresse un peu tout de même. L'usine est assez similaire à Buda Marly. Elle a été exploitée par le même groupe, Carcoke. Il y a deux batteries, elles sont vraiment moches de loin, plus jolies lorsqu'on est à la bonne hauteur et quand les portes sont visibles. La tour à charbon est située au bout près de l'entrée et aux deux extrémités des batteries se trouvent les tours d'extinction. Enfourneuse, défourneuse, cokecars sont encore là. Les deux cokecars sont des modèles tous mignons, mais exposés comme musée au bout de la voie d'enfournage. Photo impossible. A part ça, l'usine est assez petite. Pas de tour de refroidissement, juste un scrubber et quatre colonnes en bon état. Je dirais que seules les parties sulfates et benzol valent véritablement le détour. Pour le reste, ça a soit un goût de déjà vu, soit une impression de frustration : on ne peut y aller parce que c'est trop exposé. Le bâtiment d'archive est vide, le laboratoire pillé, les magasins sous les batteries sont vides aussi. Bref, je suis content d'avoir visité ce lieu, au moins c'est fait. Malgré tout, ce n'est pas un site que je juge indispensable dans la collection. Tertre par exemple était beaucoup plus riche en trouvailles et plus agréable à visiter (tranquillité).
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