Tchorski
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Carcoke Zeebrugge (1/3)

[Correction légendage des photos, merci à P. Gartner]

La rumeur courait que la cokerie de Zeebrugge etait en démolition depuis plusieurs mois. Du coup, nous y sommes allés un peu en dernière minute. Ce jour là ne nous arrangeait pas trop et c'est rudement loin, mais il le fallait. Sur place, impossible de dire si c'est en démolition, un peu tendance à dire que oui. En fait la situation est floue. L'ovam, une association locale de préservation du patrimoine, entretient des parties de la cokerie. Le gazon est fauché, les arbres qui poussent sur les batteries sont coupés, il y a des barres de fer neuves qui interdisent l'accès aux secteurs vraiment dangereux, des panneaux signifiant les dangers spécifiques sont placés aux entrées de bâtiments. Au niveau travaux, certains bâtiments sont apparemment en cours de démantèlement, il y a de nombreuses bâches au sol et des indications de passage, mais par contre, je n'ai pas vu une seule machine du genre bulldozer. Est-ce qu'ils démoliront une grande partie des installations et garderont les batteries comme musée ? Aucune idée, ça peut paraître aussi saugrenu que réaliste.

Donc pour arriver sur place, le trajet est relativement long. La cokerie est trouvée assez facilement et chouette constat, l'usine est cernée par trois routes où tout est extrêmement visible, le dernier côté est une usine en fonctionnement. Autrement dit, c'est vraiment loin d'être paisible. De plus, la cokerie est parcourue par des routes qui sont en grande partie ouvertes. On rentre là dedans comme dans un moulin. Nous remarquerons vers midi que l'usine est remplie de glauques qui grimpent un peu partout, ce qui nous destresse un peu tout de même.

L'usine est assez similaire à Buda Marly. Elle a été exploitée par le même groupe, Carcoke. Il y a deux batteries, elles sont vraiment moches de loin, plus jolies lorsqu'on est à la bonne hauteur et quand les portes sont visibles. La tour à charbon est située au bout près de l'entrée et aux deux extrémités des batteries se trouvent les tours d'extinction. Enfourneuse, défourneuse, cokecars sont encore là. Les deux cokecars sont des modèles tous mignons, mais exposés comme musée au bout de la voie d'enfournage. Photo impossible. A part ça, l'usine est assez petite. Pas de tour de refroidissement, juste un scrubber et quatre colonnes en bon état. Je dirais que seules les parties sulfates et benzol valent véritablement le détour. Pour le reste, ça a soit un goût de déjà vu, soit une impression de frustration : on ne peut y aller parce que c'est trop exposé. Le bâtiment d'archive est vide, le laboratoire pillé, les magasins sous les batteries sont vides aussi.

Aujourd'hui, tout est démoli, le terrain est un champ de friche.

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Dans cette cokerie, beaucoup d'endroits sont restés intacts depuis la fermeture.
Seules les mousses et la corrosion viennent ronger les structures.

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C'est une petite usine, de la taille de Carcoke Marly, présentant une architecture assez similaire.

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Le célèbre four étonné, photographié par un peu tout le monde.
Seule malchance, j'ai une barrière devant, ce qui est nouveau...

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C'est intact, jusqu'au collant tue-mouches resté accroché. Par contre, grosse déception
dans ce bâtiment d'archives abandonné, il n'y a plus trace d'un seul papier. En étant optimiste, on peut espérer que ça ait été mis de côté dans un but de préservation. Ce serait beau... Soyons optimistes...

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La jolie table à dessin du bureau d'études.

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Dans le laboratoire, le rince-oeil, à utiliser en cas de problème avec des produits dangereux.

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Au dessus du gazomètre.

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Les colonnes de distillation au fond sont dans un très bon état,
ce qui est rare par rapport aux autres cokeries de Belgique.

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L'herbe tente de regagner du terrain, ce qui n'est pas évident.

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Des dizaines de bidons contenant apparemment des sels en granulés.

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