Tchorski
Tchorski
La mine de la punition (1/2)

Cette page de compte-rendu photographique est le petit plan surprise du jour car en aucun cas, je ne m’attendais à un tel lieu. En effet, il y a de cela plus d’une année, Les Astres effectuaient la localisation de cette entrée minière, absolument cachée dans un creux de pâture. Sans connaître, elle est indétectable. Au vu de l’aspect de l’entrée : c’est très bas, c’est boueux, un large ruisseau en sort, je nommais le site la mine de la punition. Je m’attendais à une galerie pénible et insipide, comme il y en a tant en réalité.

C’était manifestement mésestimer la qualité de cette mine, qui après un parcours rédhibitoire de 200 mètres dans une boue bien collante, parfois 40 cm d’eau et un ciel bien bas, finit par offrir un paysage avenant. Des punitions de la sorte, on en veut bien tous les jours !

La localisation de cette mine ne sera pas transmise ; ne me contactez-pas en ce sens.

Il est difficile de déterminer ce qui se passait en ce site minier, du fait que je ne possède pas de renseignement historique. J’y verrais assez bien une mine de fer, creusée à la fin du XIXème siècle. Des traces de foration et de tir dans le début de la galerie sont assez typiques de cette période. La galerie sinue sous les pâtures, sur une longueur inférieure au kilomètre. Il n’existe pas de diverticules ni de chantiers.

La fin de la visite est bornée par un effondrement de mur à sec. Une longue chatière contourne cet ouvrage.

Il n’est pas exclu que cette galerie soit une exhaure d’une mine globalement plus importante, qui était accessible en son temps via des puits. Il est très malheureusement à déplorer qu’aucun de ces chantiers n’est visitable. Le moins qu’on puisse soupçonner, c’est que ça devait être joli. Quant aux nombreux vestiges tels des boîtiers et des tables, ce furent des installations de mesure de sciences physiques. Toutes sont déconnectées à ce jour.

A ces quelques photos, j’ajoute en fin de page 2 une autre visite, située à quelques pas. Il s’agit de même d’une galerie d’exhaure d’une grande mine. D’une longueur avoisinant les 600 mètres, elle est entièrement linéaire et n’offre aucune spécificité. Le fond de galerie est un effondrement. Les chantiers ne sont pas accessibles.

 

Paysage sonore de la mine.
0:00 - Mine linéaire - Ambiance minière.
6:00 - Mine de la punition - Ambiance minière.
12:00 - Mine de la punition - Ambiance minière.
18:00 - Mine de la punition - Ambiance minière.
Durée d'écoute 24:00 minutes.


Je n’ai fait aucune photo du début de parcours, car c’était trop bas.


Après 200 mètres, la situation s’arrange car on gagne de la hauteur et on perd de la boue.


Des secteurs instables sont consolidés en briques.


Malgré cela, c’est un parcours marqué par la monotonie.


Les vestiges d’une Decauville permettent d’égayer la visite.


Quant aux voutes en briques, elles sont en très bon état.


Elles sont d’ailleurs de plus en plus jolies.


A l’avancement, on gagne encore de la hauteur et la galerie devient triangulaire.


Ça devient humide, avec un peu de concrétions.


Voici un premier boîtier abandonné. Il en reste de nombreux.


Les murs de remblais commencent à se faire omniprésents.


Un autre vestige d’une installation de mesure.


C’est à l’avancement vers le fond que ça devient fort avenant.


On se croirait dans la mine rouge, pour ceux qui connaissent.


Il est tout de même dommage que ces installations ne furent pas démantelées.


Au gré des sinuosités, on garde malgré tout un cap quasiment constant.


Le quartier général des installations de mesure.


Derrière c’est un trésor de concrétions.

SUITE >