Tchorski
Tchorski
La mine nazie

Étant donné que cette carrière souterraine est sensible, nous ne la nommons pas, ce qui ampute considérablement la possibilité de documenter au niveau historique. Comme d'habitude dirons-nous et tant pis. Il s'agit d'un site souterrain où l'armée allemande a installé une vaste usine souterraine. D'après des sources ayant des discours à géométrie variable, le site aurait produit de l'oxygène liquide en vue d'alimenter les V1 et les V2. Aurait été installée aussi une unité de production de pièces d'aviation. Un peu moins d'une dizaine de milliers de personnes étaient affectées à la production, dans cette usine qui était secrète à l'époque de la seconde guerre mondiale. A l'époque personne ne savait vraiment ce qui se passait à l'intérieur.

L'entrée y est difficile. En effet tous les cavages ont été murés afin qu'il ne soit pas versé de déchets à l'intérieur ; tout du moins c'est ce qui est prétendu. L'exploitation fut celle d'un calcaire à entroques, donc un matériau de mauvaise qualité, sombre, d’aspect fragmenté et sale. Ça servait probablement de pierre à chaux, voire même de remblai routier.

Le travers-banc d’entrée mène à un secteur de champignonnière, laquelle donne un aspect plus ou moins préservé, mais en tout cas assez dense en désordres divers. Les ateliers sont des locaux en pierre, c’est assez esthétique. Il traîne quantités faramineuses de paniers, de barquettes, etc, mais très peu d’étiquettes.

A gauche du roulage, c’est un vaste maillage de galeries linéaires et parfois du pilier tourné. L’ensemble, bien que vide, n’est ni lassant ni moche. Le secteur du coteau est assez fracassé. En navigant çà et là, on trouve deux fontis très costauds et exemplatifs. Au coteau, on retrouve le murage d'une ancienne entrée Gluck Auf. Elle est équipée d’un gros ventilateur.

A droite du roulage, c’est l’usine de l'armée allemande. Elle est bien entendu démantelée, mais les vestiges sont de très loin les plus conséquents jamais vus lors de nos visites ; ils sont supérieurs à Umbau (Lorraine) et Caumont (Normandie). Il y a particulièrement de nombreuses fosses, profondes, remplies d’eau bleue ou d’huile rouge. L’ensemble est esthétique. Dans un recoin se trouve une salle comportant un compresseur.

La visite n'est pas exhaustive mais donne un bon ordre d'idée.


Un local de champignonniste.


Dedans c'est chargé en vestiges.


Mais alors quel désordre !


Ancien bureau. Ca a un peu moisi.


Ancienne machine permettant l'emballage sous film plastique.


Montagnes de caisses de champignonnière.


Le roulage principal. C'est une sacrée autoroute.


Contreforts et gunitage.


Les piliers fragilisés sont soutenus autant que possible.


Un fontis plus que sévère. Heureusement qu'il n'y a que de la forêt au-dessus.
D'ailleurs ladite forêt est crevassée d'énormes cratères.


Une ancienne entrée, aujourd'hui sévèrement murée.


Nous rencontrons un premier vestige d'usine.


Ancienne entrée en coteau, comblée de glaise.


Usine allemande. Ca fait très Umbau comme style.


Ancienne entrée en coteau, effondrée.


Téléphone du temps de la champi.


Vestige de l'usine.


Nous arrivons désormais au coeur de l'usine souterraine.


Des curieux étais occupent l'espace.


Les installations sont très nombreuses et la plupart du temps peu compréhensibles.


Essentiellement il subsiste un nombre important de fosses, à l'eau verte.


Socles de machines.


Ou à l'eau... rouge... car c'est de l'huile.


Ancienne usine curieuse.


Laquelle débouche sur une cheminée colossale. La partie du bas est comblée de glaise.


Admirez les confortations en briques, que de soin !


Gros soutènement en bois, toujours bien vaillant malgré le moisi.


Le roulage principal près de l'entrée.


Usine électrique.


Panneau d'avertissement dans ce local électrique.


Les anciens locaux ont tous un charme indéniable.


Croisant ce ventilateur de champi, nous prenons la sortie.

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