Tchorski
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Steenbakkerij Boom

Cette page est un petit documentaire sur la briqueterie de Boom, nettement plus connue localement sous le nom de Steenbakkerij Frateur, Noeveren Boom. De tous temps pour ainsi dire, il y eut des briqueteries en nombre le long du Rupel. L’ensemble présenté ici comporte en premier lieu les images d’un établissement abandonné et ruiné, en second lieu une briqueterie rénovée, ‘t Geleerd, visitable de manière touristique sur simple demande.

L’industrie de la brique a démarré précocement le long du Rupel. La raison est la présence non négligeable d’argilières, les sites d’extraction inévitablement proches. Les premières mentions datent du 13ème siècle. Les établissements que nous visitons datent, dans leur construction primaire, de 1721. Tout du moins, si ce n’est pas totalement exact, notons qu’en lieu et place sont mentionnées deux briqueteries à cette date. La structure de l’établissement ruiné laisse bien comprendre qu’elle est très nettement postérieure.

Durant la révolution industrielle, l’activité se consolide, avec la présence de trois briqueteries, essentiellement détenues par la famille Frateur. Sont produites des briques, mais aussi de la tuile canal et de la tuile flamande. Le déclin a lieu avec le décès du dernier exploitant, en 1986. Depuis le site est protégé au titre des monuments historiques.

Boom réalisait de la brique moulée à la main. Le mouleur prenait de l’argile, la déposait dans un moule en bois, puis pressait la terre afin d’obtenir la forme. L’excédent était arrasé. La brique crue obtenue est appelée, dans le jargon, la brique verte.

Avant d’être cuite, la brique doit être séchée, car elle contient encore beaucoup trop d’eau. La teneur en eau doit être réduite à 2%, sinon à la cuisson, on obtiendrait un risque d’éclatement. Le séchage s’opère dans des tunnels, que nous avons la chance de pouvoir présenter. Ces tunnels bénéficient de l’air chaud du four, ce qui permet de réduire la durée de séchage, avoisinant les 2 à 4 jours selon les conditions.

Ensuite la brique subit sa cuisson, dans un four ; la température est portée graduellement à une zone de 800 à 1200 degrés, selon les nécessités. Enfin, une dernière phase consiste à refroidir graduellement les briques. L’opération nécessite un suivi avec attention, du fait que des changements brusques peuvent produire de la fissuration. Dans les techniques anciennes, les briques sont simplement laissées dans le four durant une semaine.

La particularité de Boom est certainement la grande beauté des bâtiments anciens, mais aussi la présence non négligeable de vastes séchoirs à l’air libre.


Nous commençons par la section abandonnée.
La cheminée n'est pas rassurante.


La seule machinerie qui subsiste.


Sinon globalement toutes les halles industrielles sont vides.

Les séchoirs sont effondrés.


Le long du four, quai de chargement.


Le four.


La halle de stockage de l'argile.


Alignement de séchoirs le long du four.


A l'intérieur. Les redans permettaient de glisser les étagères.


Impressionnante toiture en brique extrudée.


Les années d'abandon sont accumulées.


Belle ambiance ensoleillée.


Exemples de productions.


On passe désormais, à 100 mètres de là, à la briqueterie Frateur.


L'espace muséal est très joli.


Les séchoirs s'alignent sur d'impressionnantes rangées.


Certains séchoirs ont fait l'objet de travaux de restauration associatifs.


Ceux de droite sont dans la jungle et approchent la ruine.


De belles tuiles sont placées en séchoir.


Les briques servent de murs aux séchoirs. C'est beau !


Booms steenbakkerijmuseum.

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