Tchorski
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La mine de Rochonvillers

La mine de Rochonvillers était une mine de fer de Lorraine. Depuis la ville d'Algrange, elle menait à Adelheid puis Rochonvillers via un travers-banc de 4500 mètres. Cette galerie de forte dimension permettait la sortie du minerai des quartiers modernes de la mine, où était menée une exploitation intense de la minette. Suite à des travaux de fermeture, cette mine est devenue inaccessible.

Durant un temps durant la seconde guerre mondiale, l'exploitation de cette mine fut menée par l'occupant allemand. Un an et demi plus tard, des prisonniers soviétiques furent contraints aux travaux dans la mine. Une usine V1 était projetée, mais elle ne fut pas achevée, pour cause de déroute de l'occupant. Quant à nous, disons simplement que nous n'en avons vu trace. La mine ferme le 31 octobre 1981.

Il s'agissait d'un lieu très dangereux. D'une part les effondrements de terre glaise à l'entrée. Les plaques de soutènement étaient rongés par la rouille et ne tenaient honnêtement plus grand chose. D'ailleurs afin de prendre connaissance de la mine, il fallait creuser. D'autre part le gazage est fort. Le CO2 fort présent et cela rapidement empêche la visite étant donné que les niveaux sont conséquents. Pour la simple histoire, il nous est même arrivé d'être bloqué à l'entrée, sans pouvoir visiter le site, en plein hiver glacial, étant donné que la galerie crachait du CO2 dehors.

Les photos couvrent une seule visite, sinon nous avons toujours été tenus en échec. Les niveaux de CO2 correspondaient au plus bas possible avant le déclenchement de l'alarme. Après déclenchement, les niveaux ont continué de plonger, ce qui veut dire que la visite faisable était en fin de compte très restreinte.


Au vu des infiltrations incessantes, les ciels sont bardés de tôles.


Peu après 2000 mètres, quelques quartiers restreints sont accessibles, mais on sait que le gros de la mine est à 3000 mètres au minimum, dans des sections gazées au-delà de l'acceptable.


Souvent dépilés, les quartiers ont peu d'intérêt.


Les vestiges sont ténus et peu lisibles.


Il ne s'y trouve aucun roulage, c'est de la vieille exploitation.


On voit bien que les placages sont peu avenants.


Le roulage à 2000 mètres.


La mauvaise qualité des sols a entraîné des travaux de confortations.


Autrement il est clair que c'est un roulage majeur.


Même si l'état de dégradation est bien présent.


Jolies chandelles !


Une vieille inscription, probablement de mineur.


Cet aspect de confortation peut paraître un peu invariable parfois.


Là où il n'y en a pas, ça tombe...


La date 1914.


Accompagnée ici de deux branches (comme du palmier) et une croix militaire.


Nous approchons une section mauvaise.


C'est celle de l'entrée, et encore, je vous épargne les chatières dans la glaise.


Tout y est bien peu avenant en quelque sorte.


C'est joli mais pas très sain. On y dormira pas...

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