La mine des poules (2/2)

Ce sont des photos de 2005, qui seront refaites sous un climat un peu plus riant si la vie le permet !

Un peu plus loin dans le village se trouvent les vestiges d'un majestueux puits. C'est un puits de quatre à cinq mètres de large, assez lourdement équipé (pompe et cage) et situé dans un bâtiment esthétique. L'installation est visitable sur quarante mètres de profondeur. Il se trouve dans cet espace deux toutes petites galeries de prospection dans le phosphate. Aussi, il se trouve un fort conséquent vestige de compresseur. En dessous de ces quarante mètres se trouve le noyage. Un coup de torche laisse à penser que minimum trente mètres sont encore accessibles sous l'eau. Une telle démesure en vue d'exploiter des phosphates laisse un peu perplexe. L'idée de base était que ce fut un puits destiné à l'extraction de houille, ensuite repris pour exploiter (sans succès) des phosphates. Cependant la situation est assez claire en la matière, il n'y eut pas de puits de houille en ce lieu exact. Il est donc constaté que c'est strictement phosphatier.

Ce puits est situé dans un ancien site d'exploitation à ciel ouvert plutôt lunaire. On y trouve un nombre assez important de tours à schlamm. Ce sont des drains. Ces tours sont creuses et permettaient de filtrer les terrils de craies phosphatées. Ca donne une apparence étrange et surtout relativement peu compréhensible. Ces tours sont remplies de poussiers phosphatés.


Le paysage des exploitations à ciel ouvert est bien curieux.


On se croirait sur une autre planète par ce temps hivernal.


Le siège du puits, un bien fameux bâtiment.


Et voici donc cet énorme puits. Curieux pour une toute petite exploitation de phosphates.


Une tour à schlamm.


Dans un recoin de forêt abandonnée, une vieille berline.

A proximité de cet ensemble industriel existe toujours le vestige d'une usine de traitement des phosphates. Ce fut un ancien atelier de criblage et de cuisson des craies phosphatées. Le process consistait à la fabrication de petits nodules de phosphates destinés aux engrais agricoles. L'usine possède une belle cheminée, un four rotatif en bon état et dont on peut voir l'intérieur, une salle où traînent quelques vieux papiers et dernièrement, un cyclone plus que poussiéreux. L'usine n'est pas grande et ne possède pas du matériel considérable, mais c'est un joli petit ensemble qui s'inscrit bien dans les vestiges de l'industrie phosphatière.


L'usine n'a pas grand chose d'esthétique.


Elle possède toutefois cette sympathique cheminée.


Le tableau de commande du four.


L'intérieur du four rotatif.

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