La mine des poules (1/2)

Ce documentaire date de 2005 et possédait des photos d'une assez faible qualité. Cet ensemble de pages a subi une rénovation complète une dizaine d'années plus tard. Il s'agit d'un site pour lequel de bonnes bases de documentation sont disponibles, mais suite au vandalisme incessant réalisé par le mouvement de type urbex, je ne donnerai pas d'information sur les lieux. De ce fait toutes les indications de lieux ont été enlevées, de manière à ce que les urbex ne puisse plus procéder à de la destruction. C'est dommage au vu du volume d'informations historiques disponible, mais je n'ai à vrai dire plus aucun choix à ce sujet.

La première section concerne une exploitation souterraine de phosphates. Il s'agit d'un assez petit souterrain, la visite est effectuée en deux heures environ, en comptant la réalisation des photos. Le plan permet de visualiser que cette exploitation est en deux parties reliées par un très court tunnel, correspondant potentiellement à deux exploitants distincts, ou bien deux périodes différentes. La partie située à l'est est assez basse, environ 3 mètres. Le sol est constitué de schlamm de phosphates. De ce fait le sol est très régulier. La partie à l'ouest est plus haute, environ 8 à 10 mètres. De très nombreux rognons de silex rendent la marche un peu compliquée. En effet il faut se déplacer sur ces cailloux sans tomber dans les rigoles.

En réalité la partie située à l'est fut surtout une champignonnière, ce qui explique la régularité du site. Les champis en meules sont encore visibles, bien que dans un état de dégradation assez avancé parfois. La partie a l'ouest subit des battements de nappe, ce qui explique que globalement, il existe un assez grand nombre de canaux de drainage. Cependant, notons que depuis que nous connaissons ce lieu, l'eau n'a cessé de baisser. De ce fait un certain nombre d'emplacements sont aujourd'hui disponibles à la visite, tandis que dans le passé cela ne l'était pas. Le site fait l'objet de protection des chiroptères. C'est en effet un site majeur en matière d'hivernage.


Le plan de la mine.


L'entrée qui existait auparavant. Désormais c'est obturé avec une grille anti-vandales.


Un joli squat qui était déjà présent, il a été bien utile !


Un vaste quartier est constitué de champignonnières en meules.
Malheureusement au vu de la fréquentation, c'est assez bien abîmé.


Nous voici désormais dans le quartier qui comporte les galeries les plus hautes. Comme on peut le voir les rognons de silex ne manquent pas. En certains endroits ils forment une couche épaisse de presque un mètre.


Le tuyau de la pompe d'exhaure, qui désormais ne saurait pomper quoi que ce soit.


On ne le voit guère, ce vestige est dans l'eau.


Le vestige d'une barque. Si ancien de nos jours, il se trouve être quasiment méconnaissable. Sur place on y reconnaît en tout cas les restes abîmés de la proue. Que faisait ce matériel ici ? Etait-ce une utilisation par les carriers, les champignonnistes, ou simplement quelqu'un qui s'est débarrassé d'un encombrant dans un puits ? Le mystère restera complet.


Il subsiste quelques berlines, dont les modèles sont semblables mais non identiques.


Celle-ci était renversée de par le passé, elle est désormais sur roues.


C'est d'une grande beauté épurée.


En certains lieux, les galeries n'ont pas été recoupées, des recoupes qui laissent alors place à des volumes de 8 à 10 mètres de haut. Ici on se trouve sur un sol de remblais, avec les vestiges intéressants de galeries en deux niveaux. C'est le lieu où la recoupe a été stoppée.


Là encore - à proximité, on retrouve ces deux niveaux. On voit bien l'ensemble
que cela forme quand ils sont exploités par recoupes.


L'usage des chevaux était régulier du temps de l'extraction. C'est pourquoi on retrouve en divers lieux de la carrière quelques fers accrochés aux murs.


Le site possède une régularité impressionnante, ce qui donne à cet espace
souterrain une belle attractivité. C'est beau comme tout.


En contrejour dans la champignonnière haute.


Ce sont des quartiers hauts et avenants.


Les canaux conduisent les eaux vers une pompe.


En secteur inondé.


Les champignonnistes ont indiqué des noms de rues afin de délimiter leurs quartiers d'exploitation. Notons à ce titre que ce sont de majestueuses rues parisiennes.


On se croirait dans le Monopoly !


L'ancienne entrée de la champignonnière, à ce jour condamnée par un portail soudé. L'installation n'a pas bougé et dès lors, on y trouve même encore à ce jour les interrupteurs électriques.


Au sol, ce sont des remblais. C'est pour ça que les galeries sont moins hautes.


Ce curieux secteur comporte un bref parcours en double niveau. Parfois les parois sont comme des schlams de tours à phosphates. Y aurait-il eu des remblais en matières filtrées ?

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