Tchorski
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Les carrières de l'Oise (1/6)

Cette page comporte des photos d'un grand voyage au coeur des carrières de l'Oise. Il ne s'agit pas de creutes, bien que l'Oise en comporte un grand nombre, au vu que la région restreinte que nous évoquons n'a pas comporté d'occupation de carrières en 1914-1918. Il s'agit uniquement de sites d'extraction. Les localisations ne sont pas données afin de protéger le patrimoine, lequel est déjà fort malmené par les dépôts de déchets et les rave-parties.

La carrière C92

Il s'agit d'un vaste ensemble de carrières, dont plus de la moitié est occupée par une champignonnière en activité. La partie abandonnée de l'exploitation a un développement approximatif de 3000 mètres. Les entrées se situent dans une carrière en activité. Les galeries sont très linéaires, propres, belles et dénuées du moindre objet à voir. Tout est dans le plus parfait état d'abandon, peu visité, rien de brûlé. C’est organisé sur des ramifications bien structurées. Le lieu est facile à visiter malgré le développement. C’est extrêmement vide et monotone. Heureusement les deux cratères monumentaux permettent de jolis paysages.


Si les entrées n'ont aucun intérêt, les cratères sont par contre esthétiques.


Il s'agit d'une situation intermédiaire entre le ciel ouvert et le souterrain. En fin de contre, le recouvrement est peu épais en bien des parts de l'exploitation.


La plupart du temps c'est comme ça, de longues galeries linéaires très propres.


Cela permet une orientation facile dans le labyrinthe.


Par contre le paysage est monotone ; ici une champignonnière.


Entre le second cratère et le souterrain.


Ces mélanges intimes de lumières sont jolis.

La carrière C97

Il s’agit d’une petite carrière, profondément cachée dans la végétation dense, d’un développement de 400 mètres. Les lieux sont super beaux et préservés. Bien que le site soit petit, il est agréable de s’y promener. Forêt de blocs intacts et prêts à la sortie, barres à mines, dessins, et même la présence d’une rouilleuse, fort sympathique même si elle est un peu incomplète.


La lumière baigne l'entrée, enfouie dans la forêt.


Avec la grande humidité produite par la belle forêt, les mousses se développent.


Ca donne un vert extraordinaire.


Zoom sur les mousses et les traces de haveuse.


Une barre à mine, permettant de péter les blocs du fond. Celle-là devait faire dans les 60 kilos.


Le paysage est ordonné et joli.


Cette barre a été impossible à soulever d'un millimètre. 150 kilos ?
Comment faisaient-ils pour la manipuler ? Ca c'est un mystère.


Les restes d'une rouilleuse, placée en hauteur dans un chantier abandonné tel quel.


Quant aux blocs au rebus, ils sont nombreux.

La carrière C98

C981 est un tarnon agricole un peu dur d’accès, d’un développement de 10 mètres. Profusion de tracteurs et de bazars agricoles dedans. Juste derrière en C982 se trouve une entrée, ne figurant sur aucune carte. C’est un petit site d’un développement de 500 mètres. Joli, mais fortement tagué par « met ta bite ». Le gamin a trouvé une bombe… On trouve dans la carrière trois lettres de février 2018, adressés à Franck Vanrensbergen, domicilié juste à côté. On lui remettra dans la boîte aux lettres au passage. Tandis que nous sommes dans la carrière, il douche gravissime. Le site jonctionne sur l'entrée à tracteurs via une chatière barbelétisée.

Suite à ça, on traverse tout le monumental site de la carrière en activité, et c’est comme prévu très joli, même si en résumé le temps est maussade. Mais il ne pleut pas, c’est bien. Il se trouve à droite à gauche des tarnons, fort hauts, taillés carré, c’est mignon. On y trouve C983, qui est un tarn de 200 mètres, comportant de belles briquettes en pierre.


Le tarnon des tracteurs est dénué d'intérêt.


En plus dans les tas d'un peut tout monsieur Diogène, ce n'est pas facile d'accès.


Derrière se cache une petite carrière, très taguée par met-ta-bite, mais au moins ça protège de la pluie qui tombe à verse à ce moment là !


Un mignon mur de soutènement des déblais stériles.

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