La colonie agricole de Mettray

Cette page est un documentaire sur la colonie agricole pénitentiaire de Mettray. Cet établissement est situé au lieu-dit « La Colonie » à l’écart du bourg de Mettray, lequel se trouve à quelques kilomètres de Tours. La colonie, destinée à réhabiliter de jeunes délinquants par le bienfait de l’agriculture, a été créée en 1839 et fermée en 1937. Wikipedia cite une fermeture en 1939, ceci est faux. « Cet établissement, bien que fondé sur des principes idéalistes, à savoir rééduquer les jeunes délinquants par le travail de la terre, garde la triste réputation d'être l'ancêtre des bagnes pour enfants (1) ».

Ce documentaire ne constitue pas un énième écrit historique sur la question de la colonie de Mettray, ce sujet ayant été largement décrit dans la littérature. En effet, dès la création de l’établissement sortent des rapports émanant principalement de la direction et/ou plus ou moins de propagande d'affidés. Tout au long du fonctionnement existât de même une profusion de littérature. A ce jour ces documents sont complétés par des analyses historiques, sociologiques et criminalistiques, lesquelles sont bien entendues moins fondées sur un ton glorieux propre à l'époque, comme on s'en doute.

De ce fait nous nous bornons à retracer un bref historique synthétique du lieu, sans insister au-delà, car à ce sujet qui cherche trouve. De plus nous n’avons pas la prétention d’être historien spécialisé sur la question pénitentiaire. Ce n’est pas le cas. Notre domaine de spécialisation est le minier et le métallurgique, nous sommes venus à la question de la colonie agricole par le biais du site du Luc, sur le site du Causse Campestre, où il fut industriellement exploité un aven en vue de produire du Roquefort. En ce site fut menée une épopée industrielle en site souterrain de creusement anthropique. En fin de compte c'est ce parcours tortueux qui nous amène à Mettray.

En contrepartie, nous complétons ces analyses existantes par ce que nous savons bien faire, à savoir un parcours en trois parties, proposées ci-dessous :
- Un parcours photographique au sein des vestiges de la colonie (août 2017).
- Une collection de photographies anciennes, qui permettent de comparer avec le site d’aujourd’hui.
- Une brève liste généalogique sur les personnes ayant géré le site.
Nous réalisons que tout autre étude serait à la fois superflue et inadéquate.

Un tout grand merci à Monsieur Philippe Clémot, de m'avoir permis de visiter le lieu et son immense quiétude d'aujourd'hui, ainsi que d'avoir été aussi attentif à ma demande. Afin d'en savoir plus sur le site de Mettray, je conseille vivement l'ouvrage collectif 'éduquer et punir' sur la colonie de Mettray dans son ensemble. En effet cet ouvrage met parfaitement en exergue que 1) la colonie fut fondée sur des inspirations profondément philantropiques pour l'époque et que des hommes de la trempe de Demetz sont rares de nos jours ; 2) que le village des jeunes ITEP de Mettray ne perdure en rien la période noire de Mettray, bien au contraire d'ailleurs comme en témoignent les nombreux commentaires sur internet et 3) Mettray fut, avec son école des contremaitres le premier établissement au monde à mettre en place une école d'éducateurs spécialisés. Que l'on voit donc en ma page ci-présente un outil documentaire et non une recherche de racolage ou de sensationnalisme.

Introduction

De 1839 à 1937, la Société Paternelle crée et gère à Mettray (Indre-et-Loire) la Colonie agricole et pénitentiaire et la Maison paternelle. Dès janvier 1840, la colonie de Mettray reçoit les jeunes garçons acquittés par les tribunaux comme ayant agi sans discernement, les jeunes condamnés à une période d’enfermement de plus de 6 mois et n’excédant pas 2 ans, les mineurs détenus par voie de correction paternelle, et, après la loi du 22 juillet 1912, les jeunes placés par les tribunaux. Elle accueille aussi les enfants de l’assistance publique placés par les services départementaux. De 1855 à 1910, la Maison paternelle reçoit des enfants « difficiles » de la bourgeoisie à la demande des familles. Ainsi, plus de 17.490
« délinquants » ont séjourné à Mettray (2).

Au-delà des grandes colonies pénitentiaires pour enfants connues et reconnues (citons Belle-Île, Le Luc, Aniane), le site de Mettray représente un site vaste et préservé, ce qui en fin de compte est assez rare. En de nombreux points de vue et notamment de par sa structure architecturale héritée des Amériques, elle est exemplative. Elle fut parmi les premières colonies à être mis en place ; en outre de nombreux sites ont copié Mettray au niveau architectural ainsi que du point de vue de la structure pénitentiaire. En cela si l’on s’intéresse un tant soit peu aux colonies pénitentiaires, il est indispensable de décrire Mettray. Cet aspect constitue là-aussi, pour nous, une raison de mettre en exergue cet établissement tourangeau, dans le but de placer la description de plus petites colonies dans un certain contexte.

(1) Wikipedia.
(2) Les décès des enfants de la colonie agricole et pénitentiaire de Mettray. Idelette Ardouin-Weiss et Georges-François Pottier.

Citation de Jacques Bourquin, laquelle fait une courte synthèse : Le projet de colonie agricole et pénitentiaire de Mettray se construit dans une période particulièrement troublée sur le plan social, celle de la Monarchie de Juillet. L’essor industriel très fort depuis quelques années amène l’émergence d’un prolétariat urbain grandissant, porteur d’émeutes et de révoltes qui engendre dans la société bourgeoise des sentiments contradictoires où se mêlent à la fois pitié et peur sociale. Les classes laborieuses des villes sont alors vécues par les milieux aisés comme des classes dangereuses et les sentiments humanitaires des philanthropes préoccupés de la « question sociale », se confondent avec le souci d’une défense rigoureuse d’un ordre social qui risque d’être mis à mal.

Si l’on en croit les statistiques de l’époque évoquées par Frédéric-Auguste Demetz, le fondateur de Mettray,
« 39 % d’augmentation de la délinquance entre 1825 et 1837… en particulier chez les jeunes délinquants âgés de moins de 21 ans » l’inquiétude est particulièrement forte à l’égard des enfants de ce prolétariat misérable qui tombent souvent sous le coup de la loi par le biais du vagabondage et de la petite délinquance.

L’idée se développe assez vite qu’il faut éloigner ces enfants des dangers de la ville et favoriser leur placement dans le monde rural. C’est dans ce contexte que s’élabore en 1839 le projet de la colonie de Mettray. « Pour arriver à réformer cette jeune population, il faut avant tout la déplacer et l’enlever à ses habitudes locales. Le fatal penchant qui la porte à s’agglomérer dans les villes est pour elle une source perpétuelle de dépravation » et, ajoute Demetz, « on rendra des bras à l’agriculture. »

La colonie prévue sera destinée aux enfants vagabonds et délinquants acquittés par les tribunaux comme ayant agi sans discernement, ceux de l’article 66 du Code pénal. En raison des craintes qu’inspire leur avenir, ils seront privés de leur liberté jusqu’à leur majorité pénale (16 ans) ou civile (21 ans).

Le projet de Mettray permettra de ne pas maintenir les mineurs dans un univers carcéral comme les quartiers de mineurs dans les prisons, ou la maison d’éducation correctionnelle qui vient d’ouvrir rue de la Roquette à Paris en 1836, mais de les placer dans une colonie où le travail de la terre sera la règle. Mettray illustrera ainsi la formule de Charles Lucas, inspecteur général des prisons et théoricien de la science pénitentiaire :
« Sauver le colon par la terre et la terre par le colon. » (3)

(3) Jacques Bourquin, Revue d’histoire de l’enfance irrégulière, Hors-série 2007, Pages d’histoire, la protection judiciaire des mineurs.

Etat des lieux

Le site de la colonie de Mettray est situé au sud-est de la petite ville de Mettray (par-là entendons le bourg) et à proximité du hameau des Bourgetteries, dont la colonie est étroitement liée. La colonie est organisée selon une hiérarchisation spatiale très stricte, qui permet une compréhension globale de ce lieu. Les plans ont été réalisés par l'architecte Abel Blouet, qui supervisa les travaux entre 1839 et 1844. Inspiré d’un système américain, la lisibilité architecturale est exceptionnelle.

La cote 114 J des archives départementales de l'Indre-et-Loire apporte une foule de précisions précieuses.

Le 4 juin 1839, création de la société La Paternelle.
Le 28 juillet 1839, le site comporte 23 élèves.
Le 22 janvier 1840 arrivent les premiers colons.

Au centre du site se trouve la chapelle, qui ne possède pas spécifiquement de nom. Elle est parfois appelée l’église Notre-Dame. A côté sont accolées, diminuées, les parties subsistantes de l'ancienne maison paternelle. La chapelle a été construite en 1841

Au sud de la chapelle, une très vaste cour, appelée « Le Grand Carré ». Cette cour reçoit les processions, dont la principale est appelée « la revue du dimanche ».
Autour de la cour, en deux lignes parallèles, sont situées des bâtiments tous identiques. La partie ouest a subi beaucoup de démolition. Ce sont les bâtiments des colons.
A l’extrême sud, la grille d’entrée du site.
Au sud-ouest, le bâtiment de la direction.
Au nord, une ferme.
A l’est du Grand Carré, les ateliers, dont une large partie existe toujours et se trouve pour ainsi dire inchangée.
Tout à fait à l’ouest, le bâtiment servant à l'origine de buanderie, situé de l'autre côté de la rue du Petit-Bois.
A l’extrême nord, le cimetière.

Tous les bâtiments de la colonie possédaient des noms. Selon le plan du site (AD I&L, 30 J 210), les dénominations étaient les suivantes : Pavillon Jean Babin - Pavillon Bérard - Pavillon Bibal - Pavillon Bougeard Pavillon Civray - Pavillon Martinelli - Ancien pavillon de Bonnin - Ancien logement Pillaut - Maison du baron Benjamin de Lessert - Maison du comte d'Ourches - Maison de Monsieur Giraud - Maison de Mademoiselle Marie-Emma Hébert - Maison de Marie - Maison ville de Limoges - Maison ville d'Orléans - Maison ville de Paris - Maison ville de Poitiers - Maison ville de Tour. La chapelle quant à elle s'appelle Maison de Dieu.

La colonie ferme ses portes en 1937 et le 5 novembre 1937 les derniers colons quittent le site. Ensuite de 1948 à 1951, des essais de réaffectation sont lancés, puis avortés. En 1955 l'architecte Marconnet établit des plans en vue de la création du village des jeunes, celui dès lors qui est actuel et donc en activité. 1957 les premiers jeunes arrivent sur le site.

De nos jours, le site est occupé par l’ITEP « la paternelle ». Cet établissement est destiné « à accueillir des jeunes garçons et filles de 16 à 20 ans, prioritairement domiciliés en Indre et Loire, présentant des difficultés psychologiques dont l’expression, notamment l’intensité des troubles du comportement perturbe gravement la socialisation et l’accès aux apprentissages, (…) qui nécessite le recours à des actions conjuguées et à un accompagnement personnalisé aux plans thérapeutique, éducatif et pédagogique ».

L’association est localisée dans des bâtiments neufs à l’est du site. De nombreux bâtiments, classés au patrimoine, sont en rénovation respectueuse ou inoccupés. Il en ressort globalement un site fort préservé, notamment dans la section ancienne et primordiale du Grand Carré.
Au sud le bâtiment occupé par le SESSAD est remarquablement bien préservé.

Depuis la fermeture en 1937, l'occupation allemande en 1940, le projet IMPRO en 1953, la constitution du Village des Jeunes en 1957, quels sont les éléments architecturaux qui ont changé ?

- La démolition de certains pavillons des colons. De dix bâtiments au total, quatre ont été démolis. En 1956, les 10 existent encore. 1961 une vue aérienne remarquable dénote la démolition de deux pavillons centraux. 1968 tous les quatre sont démolis et remplacés par un bâtiment scolaire (existant actuellement).
- La démolition du clocher de la chapelle. Le clocher de nos jours est trapu et n’a strictement rien à voir avec l’architecture assez bizarroïde de l’époque. L’architecture d’aujourd’hui est sans charme. 1961 et 1968 le vieux clocher existe toujours. Entre le 01/01/1972 et le 15/07/1972, l’église perd son clocher ! (ombre de la photo aérienne de juillet 1972).
- Les deux hôtels de la colonie, situés le long de la route de Chanceaux, non retrouvés. Construits en 1874, démolis en 1938, et visiblement il ne reste aucune structure subsistante.
- La ferme d’Avantigny. Le bâtiment est toujours existant (47.449497, 0.663066), datant du XVème siècle, transformé en corps d’habitation et plutôt préservé.
- Le Grand Moulin. Non retrouvé. Il pourrait potentiellement s’agir du Moulin Neuf au sud de Mettray ou bien le Moulin Boutard de La Membrolle-sur-Choisille. Le site de la Membrolle parait éloigné pour ce faire. En dernier lieu, il pourrait s'agir du Moulin de Maillet. Nous n'avons pas pu déterminer.
- La ferme de Foissé. Site confus, il pourrait s’agir de la ferme actuellement située au nord du site. Non identifié.
- La carrière, à l’est du site et au sud du lieu-dit Le Mortier. Remblayée. Occupé actuellement par un bâtiment de l’ITEP.
- Entre 1965 et 1968, la chapelle de l'infirmerie est démolie.
- En 1985 une large partie de la maison paternelle est démolie.

Le site a aussi connu des états de végétation pour le moins divers. Les photos d’époque (1840-1935) montrent un Grand Carré parfois totalement encombré, d’autres fois une terre rase. De nos jours, un important massif de platanes occupe le Grand Carré. En 1956, le site est ras, sauf l’allée d’entrée bordée de marronniers (toujours existants et majestueux). 1961, le site du Grand Carré est planté depuis plusieurs années, à ce titre le site commence à être occupé par l’institut médico professionnel. 1969 le Grand Carré est à nouveau rasé, et replanté avec une allée en croix telle que celle d’aujourd’hui.

Photos colonie agricole mettray
Les photos


Les cartes anciennes

Le personnel de la colonie

Au contraire d'autres départements, l'Indre-et-Loire possède une bonne qualité de recensement de la population. Deux atouts sont à lister : premièrement une liste nominative de recensement de la population qui fut rigoureuse, car menée dès 1836. En bon nombre de départements, on doit simplement s'en passer. Deuxièmement les archives départementales d'Indre-et-Loire sont performantes. La numérisation y est d'une ampleur exceptionnelle, c'est un travail de titan. Que ces mots soient là un remerciement vif et allègre envers tous ces artistes de l'ombre, dont le travail est peu reconnu.

En contrepartie, et bien des chercheurs l'ont déploré, les colons ne sont pas listés dans les tables de recensement, malgré le fait qu'ils stationnaient à la colonie de (trop) nombreuses années. La colonie a effectué des recensements internes - ne nous voilons pas la face, aux fins d'obtenir d'importants subsides - il est de fait donc qu'il y eu tout de même un listage effectué. Qui plus est, un témoignage interne (à la fin de la colonie) nous apprend que ce recensement était de bonne qualité. L'intention première du ministère de la Justice était de n'accorder que peu d'attention à ce volume archivistique. Cependant la direction organisa un transfert du volume d'archives. C'est à ce moment que le volume de papier se perd quelque part. Jusqu'à présent, on n'a pas retrouvé trace de ce corpus : soit détruit, soit déclassé. De ce fait, nous ne pouvons lister les colons.

Il reste toutefois les tables d'état-civil, ou nombre de décès sont listés. Idelette ardouin-Weiss et Georges-François Pottier, opus précité, en ont fait une étude exhaustive. Ce travail exigeant avait pour but de mettre en exergue la minimisation du nombre de décès par la direction.

Ci-dessous, et aux seules fins d'une étude tout à fait généraliste et superficielle, nous listons le personnel de direction de la colonie agricole de Mettray. Toutes les descriptions marquées d'une (*) proviennent des panneaux d'informations disséminés sur le site de la colonie pénitentiaire de Mettray. Toutes descriptions marquées de (**) proviennent des Archives Départementales d'Indre-et-Loire.

* Frédéric-Auguste Demetz - 1796-1873 - Fondateur de la colonie agricole de Mettray. Juge au Tribunal de la Seine en 1821. Parcourt les États-Unis avec Guillaume-Abel Blouet, puis la Belgique, la Hollande et l'Allemagne, afin d'étudier les systèmes pénitentiaires, les prisons et les colonies pénitentiaires. En 1839, créé l'école des contremaitres pour la formation des éducateurs de la Colonie Pénitentiaire de Mettray. Sa devise : Améliorer l'Homme par la terre et la terre par l'homme.

* Louis-Hermann Brétignières de Courteilles - 1797-1852 - Co-fondateur de la colonie agricole Pénitentiaire de Mettray. Ami et condisciple de Frédéric-Auguste Demetz, il met à sa disposition un bâtiment pour l'école des contremaitres ainsi que les terres sur lesquelles la colonie voit le jour. Il repose, selon sa volonté, dans le cimetière de la colonie. Chevalier de la Légion d'Honneur.

* Adrien de Gasparin - 1783-1862 - Pair de France. Premier président de la Société Paternelle jusqu'à sa mort en 1862. Agronome, préfet, député, puis devenu ministre de l'intérieur, il réforme l'organisation des hospices, des quartiers de mineurs dans les prisons et la législation sur les aliénés.

* François-Marie Delessert - 1780-1868 - Premier trésorier de la société paternelle de 1839 à 1868. Banquier, directeur associé avec son frère Benjamin, de la caisse d'épargne de Paris fondée par son père. Député, il participe aux discussions relatives au travail des enfants dans les manufactures et les institutions d'accueil de la petite enfance. Officier de la Légion d'Honneur.

* Louis-Nicolas Blanchard - Directeur de la colonie de 1873 à 1884. Formé à l'école des contremaîtres, il devient le plus proche collaborateur de Frédéric-Auguste Demetz, fondateur de la colonie. Officier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l’Étoile Polaire de Suède.

* Guillaume-Abel Blouet - 1795-1853 - Architecte, supervise les travaux de la colonie entre 1839 et 1844. S'intéresse à l'architecture pénitentiaire et accompagne Frédéric-Auguste Demetz aux États-Unis pour étudier l'administration de l'univers carcéral. Il dirige la restauration du palais de Fontainebleau et termine l'Arc de Triomphe de l’Étoile à Paris. Grand prix de Rome en 1821, membre de l'Académie des Beaux-Arts en 1850.

* Eugène Gouin - 1818-1909 - Vice-Président, puis président de la Paternelle, de 1881 à 1904, membre du conseil d'administration de la prison de Tours. Issu d'une des plus célèbres dynastie tourangelles. Conseiller municipal de Tours en 1848, réélu en 1865, il fut maire de Tours en 1866 et conseiller général de 1867 à 1892. Élu sénateur en 1871, il s'est surtout occupé des questions administratives et financières et de tout ce qui touchait à la vitalité économique du pays.

* Pierre-Augustin Boyer - 1821-1896 - Instituteur à la colonie de 1840 à 1851. Né en Puisaye, comme son condisciple Pierre Larousse, ils fondent ensemble la maison d'édition Larousse et Boyer en 1852, qui édite en 1856 Le Nouveau Dictionnaire de la langue française, ancêtre du Petit Larousse.

* René Bérenger - 1830-1915 - Président de la paternelle en 1909. Avocat, magistrat, ministre des travaux publics. Les lois Bérenger de 1885 et 1891 introduisent la libération conditionnelle, le sursis et aggravent les peines des récidivistes.

* Pierre Sizaret - 1921-2007 - Membre du conseil d'administration de l'Association La Paternelle de 1957 jusqu'à son décès en 2007. Président de La Paternelle de 1999 à 2001. Médecin psychiatre, professeur à la faculté de Tours. Chevalier de la Légion d'Honneur.

** Chronologiquement, les directeurs des établissements furent les suivants (AD I&L, Répertoire de la sous-série 114 J).
- Du 28 juillet 1839 au 10 septembre 1852 : DEMETZ Frédéric Auguste + BRETIGNIERES DE COURTEILLES Louis Hermann.
- Du 10 septembre 1852 au 2 novembre 1873 : DEMETZ Frédéric Auguste.
- Du 3 novembre 1873 au 18 décembre 1884 : BLANCHARD Louis Nicolas.
- Du 19 décembre 1884 au 14 janvier 1887 : DE CAYLA Roger-Marie.
- Du 15 janvier 1887 au 12 février 1905 : CLUZE Philippe
- Du 1er mars 1905 au 3 avril 1911 : LORENZO Emmanuel.
- Du 8 avril 1911 au 30 décembre 1921 : BRUN Paul-Emile.
- Du 7 janvier 1922 au 31 mars 1932 : LARDET Jacques Mathieu.
- Du 1er juillet 1932 à 1937-38 : VOISIN Ernest.

** 1841 – Contremaitres : 17. Colons : 119. Total : 136. Le recensement cite : Pour conserver l’ordre des pages, il n’a été porté qu’un contremaître et un seul colon, les autres sont portés à la récapitulation, ce nombre augmentant chaque jour. En effet le lendemain, il est cité élèves-contremaîtres : 18, colons : 120.
On apprend du recensement (et unique information en réalité) que M. De Brétignière de Courteilles habite rue du Petit Bois, dans le logement qui fait face au corps de ferme. Il est logé avec Marie Amélie Bérard.

** 1846 – Le recensement à l’avantage pour nous d’être très précis. Le relevé fait état de la présence des suivants : BRAULT Gastien, aumonier de la colonie – MASSET Louise, supérieure des sœurs – MONINT Marie, LOUISE Mélanie, AUDRAIN Donatienne, COUTEAU Catherine, MILIARET Eugénie, AUJOUT Célina, GLADIS Céline, CESDRON Jenny, religieuses – CORENTIN dit AUGUSTIN Marie, chef des travaux agricoles – BLANCHARD Louis, greffier de la colonie – MAHOUDEAU Théodore, agent comptable – DUCLOUX Eugène, garde magasin – REMONEAU Alfred, greffier adjoint – ARNOUX Achille, caissier – BARANGER François, BORDIER Urbain, GOUIN Théodore, VEINIER Aimé, HALET François, TABOURDEAU Jean, LOFFICIAUX François, WALTRAIN Adrien, FOUCRIAU René, JACQUIER Jean, FRONTEAU Jean, RICHARD Claude, GUICHARD Michel, BURAU Jean, MAILLE Michel, employés – JOUILLAN louis, maître de l’hôtel – FLANDRIN Pierre, garde de la colonie – HUBERT Isidore, surveillant de la colonie – BATAILLES Jacques, économe – TENOUX Urbain, employé – PECRIAUX Florent, meunier – DEFAY Jean-Baptiste, PIE Louis, BRAULT Jean-Baptiste, FRELON Hilaire, TOULEAU Jean, LEMAIRE François, MENARD Adolphe, BARILLER Jean-Baptiste, GILBERT Louis, BESNARD Julien, PERRAIN Jules, POIRIER Simon, LETEUR Alexandre, LAFORCADE Joseph, SAULNIER Jean-Baptiste, SAULNIER Eugène, GUIMAS Prudent, MARIE Joseph, QUESNEL Charles, VANIER Auguste, CHEVREFEUIL Adolphe, GERARD Eugène, TESSIER Henry, GUIMAULT Jean-Baptiste, JOUFFAULT Théodore, employés – LECOMTE Joseph, BRECARD Edmond, charretiers – LUQUET Gabriel, employé – QUENAUD Ferdinand, boulanger – MAILLEZ Urbain, charretier – MONOT Pierre, TAUXIER Alphonse, PASCAL Emmanuel, SAULNIER Alexandre, BOUCHERON François, DUBOIS Pierre, CUVELIER Joseph, VERITE Jean-Baptiste, CHANTAZ Jacob, FOUELLIARD Victor, LEFRANC Louis, VARREN Edmond, BERNARD Antoine, GELIOT Jean-Baptiste, MENOT Paul, CANDELEY Armand, employés. SIMONNEAU Emile, organiste – LANGLOIS Nicolas, employé – VEILLAUD François, berger – HERBE Léon, FARDEAU Pierre, charrons – BERTHAUD Louis, forgeron – PARMENTIN François, PERRIN François, employés – AVELINE Georges, charretier.

** 1856 – Le recensement est moins précis, étant donné que le terme « pour la colonie » n’est pas mentionné. La colonie étant incluse dans Les Bourgetteries, on commence à obtenir des risques de confusion avec des habitants de Bel Ebat, la Motte et autres hameaux proches. De ce fait, il a été relevé le plus évident, ce qui n’est pas négligeable tout de même. Il existe des variations orthographiques en comparaison avec 1846, nous laissons tel quel. BRAULT Jean-Baptiste, chef d’atelier – DUTERLE Jean-Baptiste, BOULAY Michel, sabotiers – CHEMIN Jacques, chef d’atelier – DELABARRE Eugène, menuisier – VALTRAIN Adrien, cordonnier – GEBERT Hélie, organiste – POIGNOT Pierre, maçon – MARIE Joseph, chef d’atelier – ROUZE Henri, cordonnier – JUIGNE Louis, chef d’atelier – FOURNEAU François, garde – PRADEL Pierre, chef d’atelier – GUICHARD Jean, charron – JACQUES Jean, forgeron – BERGER Louis, charron – BOIDA Armand, boulanger – ULRICH Aloïs, vacher – BELAIR Pierre, chef d’atelier – CORDIER Jean-Baptiste, greffier en chef – DORE François, meunier – LEFEBVRE Pierre, chef d’atelier – MINANGOIN François, chef d’agriculture – DEMETZ Frédéric, directeur – BLANCHARD Louis, inspecteur – MAHOUDEAU Théodore, garçon comptable – BORDIER Urbain, BRUERE Louis, RENOUX Urbain, VIGNIER René, chefs d’atelier – GUIRARD Alexandre, aumonier – BLAISE Eugénie (sœur Théophane), MASSON Jenny (sœur Théodule), GERVAIS Marie (sœur Adelinde), CHAMPIRE Jenny (sœur Archangèle), NOLET Henriette (sœur Enthime), FOURTIQUE Simone (sœur Victorien), TRUFFREAUX Claire (sœur Léandre), BONAMY sans prénom (sœur Hélène) – GALLET Valentin, BLANCHET Auguste, BRECHOMIER Louis, élèves contremaîtres – ARINOUX Achille, caissier – LUBIENSKI Félix, garde magasin – QUESNEL Charles, instituteur – WARENNE Edmond, chef de ferme – BATAILLE Jacques Philippe, surveillant général – VANNIER Auguste, MENUGE Adolph, BONNEAU François, VAUXION Florentin, BLANCHET Jules, DEMOREUIL Eugène, VILLERT François, LECREUX Edouard, TESSIER Eugène, employés – KARANGUESSON Louis, COCHONNEAU Jacques, charrons – CHIQUAND Pierre, forgeron – BESMARD Auguste, serrurier – DELARUSE Jean, charron, GENDRON Alexandre, VALLON Isidore, cordiers – HOUILLOT Félix, garçon meunier – GALLOIS Charles, BERTRAND Adrien, VANNIER Auguste, BOURDIN Léon, BOUET Magloire, FINAULT Gustave, élèves contremaître – BECLERET Léon, bouvier – BAILLAUT Alfred, élève peintre, VIOVY Maximilien, VERNAT Félix, MONGARD Lucien, élèves contremaîtres – POUPELARD Jean-Baptiste, infirmier.

** 1866 – POIGNOT Pierre, maçon – BERNIER Joseph, cultivateur – BERGER Louis, ouvrier charron – PECCATTE Caroline, LANGE Céline, NOLET Henriette, PELLETIER Armande, GUILLOTTE Marie, PERELLE Louise, PUTOIS Victoire, PAYS Virginie, GABOURDIN Eugénie, religieuses – WAREMI Edmond, chef d’agriculture – WALTRAIN Adrien, surveillant – GEBERT Elie, organiste – VENIER René, agriculteur – VANNIER Auguste, employé – ULRICH Joseph, vacher – ROSEIMBERT Jules, menuisier – MOREAU Arsène, professeur – MASSON Henri, commissionnaire – MARY Alexandre, cultivateur – MAHOUDEAU Théodore, comptable – MACARIE Jean-Baptiste, employé – LEROY Jean, serrurier – GUIPOUILLEAU Philippe, serrurier – JACQUES Jean, ouvrier maréchal – LEFEBVRE Pierre, cultivateur – LECREUX Edouard, employé aux écritures – JUIGNIER Louis, concierge – FRONTEAU Jean, cultivateur – FRONTEAU François, professeur – FRANCHET Victor, professeur – BESNARD Charles, cordier – DEMETZ Frédéric, directeur de la colonie – COCHONNEAU Jacques, forgeron – BONNEAU François, greffier – EVZARD Ernest, ouvrier menuisier – BOULAY Michel, sabotier – BOIDA Armand, boulanger – BLANCHARD Louis Nicolas, inspecteur à la colonie – DOYLE Bessie, institutrice – FOURNEAU Adrien, garde de la colonie – ARNOUX Achille, inspecteur – FENNEBUSQUE Servais Pierre, chef d’agriculture – GANDOIS François, cultivateur – GALLET Valentin, professeur – BARRETT James, professeur – MESSIRE Jean, professeur – THIBAUT Sincère, BOUCHARD Auguste, BERARD Lucien, MARTIN Adolphe, BOUCQ François, CORDIER Charles, DUMUIS Elie, LALLIER Alfred, GAUDIN Louis, employés – CHENNEVIERE Aimable, jardinier – BIGOT sans prénom, cultivateur – BOISSEAU Armel, LABROSSE Fulbert, BERARD Charles, LEMAITRE Henri, AVRIL Léon, LUBIENSKI Félix, employés – EDON Julien, ouvrier maçon – DANFLEUR Charles, ouvrier jardinier – BATAILLE Jacques Philippe, employé – GALLOIS Charles, tailleur d’habits – PINOT René, GOUPIL Eugène, FROYER Benjamin, DEMOREUIL Elie, LONGUET Gustave, SIMON Edouard, REBIN Léon, LAFON Léon, SENOBLE Alfred, PAREL Félix, employés – CROSNIER Armand, cultivateur.

** 1876 – Il s’agit d’une mauvaise année. Plusieurs paramètres sont handicapants : le scripteur avait une écriture particulièrement désagréable et illisible, d’où un nombre important de pertes. Il effectuait un nombre non négligeable d’abréviations, comme François égale avec les défauts d’écriture « Pois ». Et surtout il a enregistré un nombre important de personnes comme employées, alors que, de par les piliers, nous savons qu’ils ont un autre métier. Autant dire que cette année d’inventaire n’est pas un cadeau.
BLANCHARD Louis, maire de Mettray et directeur de la colonie – GUIRARD Alexandre, aumonier – LEBLEU Silvain, aumonier – LECOMTE Joseph, berger – MASSON Henri, MARIE Joseph, VALON Auguste, BOIDA Armand, BOULAY Michel, LEMAY Charles, LECUSSON Jean, COSNARD Louis, GEBERT Elie, BOURDAIS Mathurin, DELAROUE Louis, LALLIER Alfred, GALLOIS Charles, BERARD Charles, BATAILLE Jacques, MAFFRE Eugène, LEROUX Louis, LEGER Marie Pierre, employés – BAETSCH Antoine, vacher – RITTER Joseph, ROMARD François, BIZOT Joseph, VUREINT Théodore, SIMONE Jacques, GIRARD Jacques, DEMOREUILLE Elie, employés – ARNOUX Achille, inspecteur – LECREUX Edouard, employé – MORIET Jean, professeur – GUIMAS Prudent, chef des cultures – AUDIERNE Jean, cocher – ANDRE Silvain, COCHONNEAU Jacques, FOURNEAU François, employés – JUIGNIER Louis, CHEVALIER Jacques, professeurs – BRAULT Adrien, MAQUIN Léopold, FROMENT Pierre, GRANGER Joseph, employés – LAMBERT Pierre, FABRY François, GIBERT Frédéric, professeurs – BOULAY Symphorien, DELAUNAIS Louis, VALON Isidore, BARBARIN François, ALLIOT Adolphe, professeurs – VANNIER Auguste, POMES Auguste, employés – SAIVRES Edouard, LOISEAUX Léon, professeurs – BONNEAU François, greffier – ROUZE Henri, JUIGNIER Louis, employés – GAGNE Henriette (sœur Cyrille), GAIDON Marguerite (sœur Ambroisine), COURSE Maria (sœur illisible), RIDEAU Françoise (sœur St-Jacques), BEAUVAIS Anne, sœur St-Yves, DUCHESNE Marie (sœur St-Damien), PERELLE Louise (sœur Mélanie), POCATTE Adelle (sic) (sœur St-Charles), LANGE Céline (sœur Adalbert), PELLETIER Armande (sœur Françoise), religieuses – QUESNEL Charles, instituteur, COMBETTES Jean, BERTHAULT Louis, MABILLEAU Etienne, BROCHERION Pierre, GAUDIN Charles, TESSEDE Auguste, MESSON Jean, VINIER René, ROULOIS Gabriel, RAVINET Léandre, DUFOUR Nicolas, employés.

** 1886 – un seul commentaire, le recenseur s’est empiré, ça veut tout dire ! (la longueur du recensement aussi, ce qui signifie bien que le recenseur a effectué son travail par dessus la main).
DE CAYLA Roger, directeur de la colonie – AUDERIN Jean, cocher – DOUTEAU Valentin, maréchal – BENARD Charles, cordier – BOULAY Michel, sabotier – BOURDAIS Mathurin, employé – GEBERT Alexis, organiste – NERARD Victor, GEOFFROY Paul, employés – GERVAIS Alexandre, jardinier – FINOT Louis, FOURNEAU François, GRAND Jean, MASSON Henri, CORLAY Eugène, MAQUIN Léopold, COMPAGNON Hilaire, employés – RIFS Adolphe, MUHEMIN François, NICOLET Alfred, BACHMANN François, vachers – RITTER Joseph, garde – LEROUX Louis, charretier – LEROUX Ernest, AMY Isidore, COMBETTES Jean, GUETTIER Alexandre, employés – GUEPIN Paul, professeur de gymnastique – BESNARD Célestin, charron – SERREAU Antoine, DELAROUE Louis, PAYS Louis, METHEE Emile, employés – DEMIAULT Louis, aumonier – COCHONNEAU Jacques, forgeron – ANDRE Silvain, employé – MORIET Jean, professeur – VURENT Théodore, caissier – DELUCE Henri, instituteur – RIVIERE Alexis, secrétaire – BERARD Charles, employé – MAFFRE Eugène, menuisier – JUIGNIER Louis, professeur – BREJANIN Hippolyte, professeur – ROUSSEAU Alexandre, DUPORTAL Victor, employés – GALLOIS Charles, tailleur – SIMON Edouard, DE VOS Valentin, professeurs – ROUSSEAU François, employé – QUESNEL Charles, instituteur – PERELLE Louise, DUCHENE Marie, PELLETIER Armande, GRAS Philomène, BERNARD Séraphine, DEFIX Amélie, NEAU Esther, religieuses – COSNARD Jean, infirmier – VALON Auguste, peintre – ROCHERY Ambroise, charpentier – DELANOUE Arthur, cordonnier – JUIGNER Louis, employé – FOUCHER Martin, instituteur – BOIDA Armand, boulanger.

** 1896 – Ouf ! Le recenseur n’est plus le même. Enfin un contenu rigoureux ! On y remarque que les jusqu’alors myriades d’employés, en réalité leur métier est le plus souvent celui de surveillant.
CLUZE Philippe, directeur de la colonie – JUIGNIER Louis 1, employé – JUIGNIER Louis 2, employé – HAUDEBOURG Auguste, cocher – PARADE Aimé, surveillant – LEGEROT Louise, NEAU Esther, DELANOËE (sic) Louise, CHAUVIER Rosalie, GIRARD Marie, SALYRETTE Elise, GRIESBACH Anne, MOUILHADE Léonie, PIJADAS Francisca, religieuses – OLIVIER Joseph, ouvrier agricole – MARTIN Marie, concierge – PAYS Louis, surveillant – BARREAU Alfred, professeur – DESTOUCHES Eugène, chef de musique – BOURBONNAIS Alexandre, menuisier – GUICHARD Silvain, ferblantier – BOULAY Michel, ZILLIOSE Jean, BENARD Charles, RICHER Armand, surveillants – FEYT Auguste, brossier – BONIN Léopold, boulanger – DOUTEAU Valentin, maréchal – CHAMPION Emmanuel, surveillant – BROSSILLON Isidore, charretier – GEORGET Jean, surveillant – DELUCE Henri, professeur – CREUZOT Amédée, BOUTTIER Charles, surveillants – BERARD Charles, chef de culture – FOURQUIN Jean, surveillant – LEROUX Sébastien, charretier – BOUTIN Jean, peintre – GUESPIN Paul, maître de gymnastique – PRADEAU François, MOULIADE Pierre, GLARDON Alfred, MAQUIN Léopold, surveillants – GODARD Victor, sabotier – PRIEUR Abel, surveillant agricole – BEAUDOIN Armand, chef de pratique agricole – ROULOIN Gabrielle, RICORDEAU Auguste, surveillants – MOISAN Charles, aumonier – PINQUET Camille, surveillant – HOUDIN François, jardinier – CHESSERON Louis, surveillant – GRANDMAISON Louis, cordonnier – SIMON Jacques, professeur – SOREAU Adrien, charretier – VALON Auguste, employé – GIBERT Frédéric, DE VOS Valentin, professeurs – BOULARD Louis, FOUCHER Martin, instituteurs – VIVIENT Théodore, comptable – LOISEAU Léon, professeur – COCHONNEAU Jacques, charron – ROULOIN Jacques, ouvrier agricole.

** 1906 – LORENZO Emmanuel, directeur de la colonie – BERNOUIN Auguste, valet de chambre – HAUDEBOURG Auguste, cocher, BORNE Georges, sous-chef de la colonie – JUIGNIER Louis, inspecteur – JUIGNIER Fernand, professeur – LEGEROT Louise, chef religieuse – MOULHIADE Léonie, BABOUNEAU Juliette, GERPHAGNON Marguerite, VIGNEAUX Catherine, NEAU Esther, CHAUVIER Rosalie, CHAUVIER Marie, religieuses – OLLIVIER Joseph, employé – CIORAY Henri, comptable – GUICHARD Sylvain, ferblantier – LASNE Paul, professeur – CORNEILLE Alexandre, tonnelier – GUEPIN Paul, professeur – FAURE Paul, infirmier – AGOGUE Gustave, chef d’atelier – BELLANGER Jean, chartier (sic) – BONNIN Léopold, boulanger – ROULOIN Ambroise, employé – VINCENT Noël, chef d’atelier – BILLARD Antoine, chef d’atelier – BOIRE Adrien, valet de chambre – ZILLIOSE Jean, gardien – LEMAY Adrien, employé – BIELMANN Ignace, agriculteur – BROSSILLON Isidore, instituteur – BIBAL Adrien, cultivateur – FOURQUIN Jean, surveillant – ROULOIN Jacques, employé – BERTHO Théophile, valet de chambre – JOLY Alphonse, tailleur – GODARD Victor, sabotier – FEYT Auguste, brossier – FABRE Eugène, employé – BRUEL Pierre, domestique – BERARD Charles, chef des cultures – BENARD Charles, employé – DOUTEAU Valentin, maréchal – BLIN Joseph, aumonier – BOUE Anne, cuisinière – DELUCE Henri, professeur – FAUBEURRE Octave, COLAS Gaston, surveillants – BOUVET Martin, cordonnier – BIENVAULT Louis, employé – NIVAULT Paul, ferblantier – BERTHONNEAU Georges, BOIRE Roger, chefs d’atelier – GILBERT Frédéric, professeur – BAUDOIN Armand, agriculteur – DE VOS Valentin, professeur – FOUCHER Martin, instituteur – VIVIENT Théodore, comptable – BOUTARD Eugène, greffier – VALON Auguste, économe.

** 1911 – Cet inventaire cumule beaucoup d’avantages. Premièrement il est lisible, et c’est déjà très bon. Mais aussi, signalons deux aspects positifs : les femmes sont moins des objets et commencent dès lors à avoir une reconnaissance, notamment une profession ; l’employeur est mentionné, ce qui permet de relever les personnes employées à la colonie, mais habitant sur d’autres bourgs : Avantigny, les Bourgetteries, Marche, etc. L’ensemble de ces paramètres explique la longueur plus élevée du relevée. Notons que ce n’est pas une augmentation de capacité de la colonie, mais seulement un inventaire plus fiable.
LORENZO Emmanuel, directeur – MORLAN Camille, CIVRAY Henri, employés – CIVRAY Jeanne, concierge – BOUGEARD Edmund, employé – JOLY Alphonse, tailleur – GUICHARD Sylvain, ferblantier – CORNEILLE Alexandre, tonnelier – COLAS Auguste, surveillant – LEBON Célestin, valet de chambre – HAUDEBOUV Auguste, cocher – BIBAL Henri, employé – DUTHIER Victor, surveillant – REBOUSSIN Théophile, domestique – BAGOUET Auguste, employé – BROSSILLON Isidore, BROSSILLON Philomène, BILLARD Antonin, CREUZOT Amédée, BERRARD Charles, employés – BOURBONNAIS Alexandre, menuisier – BOUVET Martin, cordonnier – BOUVET Eugénie, couturière – ROUSSE Albert, brossier – BEAUDOUIN Armand, agriculteur – FOUCHER Henri, instituteur – MABILLEAU Etienne, jardinier – BEZEAU Louis, charpentier – BEZEAU Elisabeth, lingère – DOUTEAU Valentin, maréchal – CHAMPION Emmanuel, employé – BELLANGER Jean, charretier – BOUTARD Eugène, BIENVAULT Léopold, employés – BLIN Joseph, aumonier – DELUCE Henri, instituteur – ZILLIOSE Jean-Baptiste, surveillant – GALLAND Baptiste, employé – GALLAND Rachel, couturière – CHASSAIN François, ROULVIN Ambroise, employés – BARAT Joseph, maréchal-ferrant – RETIF Théodore, GUEPIN Paul, AGOGUE Gustave, BESNARD Maurice, FABRE Eugène, OLLIVIER Joseph, BIBAL Adrien, BIELMANN Ignace, employés – BIELMANN Lucie, couturière – ROQUES Germain, vacher – LEGIROT Agathe, COUPAZON Marie, GERPHAGNON Marguerite, CHAUVIER Rose, VIGNAUX Catherine, CHAUVIER Rosalie, RIGOULET Juliette, MUNILHAB Léonie, religieuses – ROQUES Auguste, infirmier – AUBIER René, surveillant – RENVOIZE Flavien, berger – NEVUE Louis, charretier – ROBIN Joseph, EYRIGNOUX Cyprien, BABIN Louis, BOIRE Roger, VOY Arthur, MAUCLAIR Amour, employés – BINOIS Louis, sabotier – BOURRISSEAU Paulin, surveillant – DEAN François, menuisier – SUTEAU Marie, ouvrière – BARAT Auguste, BESNARD Célestin, employés – DEMOREUILLE Auguste, économe – NIVAULT Paul, ferblantier – BOUTIN Camille, peintre – TESSIDE Adolphe, serrurier – ROY Henri, employé – BOUNIN Léopold, boulanger – BOUNIN Raymonde, couturière – PAYS Louis, surveillant – DORZAC Virginie, couturière – VIVIENT Marie, couturière – CORIAU Eugène, comptable – DELEPINE René, surveillant – BERRY Marie, lingère.

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