Tchorski
Tchorski
Le fort Sérurier

Cette petite page concerne le fort de Laniscourt, situé sur le territoire de Mons-En-Laonnois dans l'Aisne. Il s'agit d'un fort Seré de Rivières. De passage dans le secteur, nous avons profité de l'occasion afin de documenter cette fortification, étonnamment intéressante. Le lieu est aussi appelé le fort Sérurier, prenant le nom d'un maréchal né à Laon. Ce fort a été érigé entre 1879 et 1883, faisant suite à la guerre franco-prussienne de 1870. L'implantation permet d'établir un système défensif à proximité immédiate de Laon, protégeant de la sorte la montagne couronnée de l'invasion allemande.

Il s'agit d'un assez petit établissement, lequel permet pourtant de protéger 250 hommes au sein de casernements placés autour d'une cour centrale. De forme rectangulaire, deux poternes doubles sont placées de part et d'autre du rectangle, visant de la sorte les fossés de gorge et de tête. Ces poternes en saillants sont encore parfaitement visibles de nos jours et d'ailleurs, le site n'ayant pas été bombardé, l'état de conservation est intéressant - tout au contraire du fort de La Malmaison qui a été pilonné. Notons à ce titre le bel état de conservation du pont mobile.

Très vite rendu obsolète, le fort est déclassé en 1912. Il sert cependant de lieu de stockage de vivres durant la guerre 14-18 et il est utilisé par l'occupant allemand durant la guerre 39-45. Le 25 ou le 26 juin 1940, Adolf Hitler visite le site. Deux photos d'époque en témoignent d'ailleurs. Plus tard, le site toujours militarisé sert de dépôt de munitions, ce jusqu'en 1963. Ce n'est qu'en 1998 qu'il est démilitarisé et par suite vendu à la mairie de Mons-En-Laonnois.

A ce jour le site est vide, mais remarquablement conservé car entretenu par les services de la mairie ainsi que le département de l'Aisne. Une mise en valeur du site est réalisée à l'entrée, avec un panneau informatif bien utile. Le site est régulièrement utilisé pour des combats d'airsoft (officiels et gérés par la mairie), ce qui n'occasionne pas de dégradation au vu que ce n'est pas du paint-ball. Bien que n'étant pas techniques, nous proposons quelques photos des lieux ci-dessous.


L'entrée du site, vue depuis les hauteurs du glacis.


Le porche d'entrée, avec son superbe pont-levis encore existant.


Le fossé de gorge.


La galerie capitale, donnant sur les cours de casernement.


La première cour.


Les façades sont toutes en très bon état de conservation, à la différence d'autres ouvrages du secteur ayant été lourdement pilonnés.


Le corps de bâtiment qui abritait les cuisines ainsi que le magasin des denrées alimentaires.


Couloir de la galerie capitale.


La seconde cour. Les troupes étaient logées dans ces corps de logis.


La façade nord souffre énormément d'humidité.


La façade sud est quant à elle superbe.


Une chambrée.


Le couloir arrière des casernements.


Escalier vers un poste optique.


Ce couloir est décidément magnifique !


Une galerie du casernement.


Le fossé de tête, très végétalisé parfois.


Il a un aspect agréable.


Le pont-levis. Nous avons dormi en hamacs dans le corps de garde.


La galerie de fusillade.


Escalier menant à une des deux caponnières double du saillant.


De retour vers la cour centrale.


A l'entrée, au poste de manoeuvre du pont-levis.


A noter au fond, peu visible, le ravelin, qui par sa courbe, empêche les tirs directs en provenance de l'assaillant.


La galerie menant aux postes de fusillade.


Et afin d'achever, un curieux souvenir lu sur une rambarde, pour lequel nous n'avons pas tout compris !

ACCUEIL