Tchorski
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Le fort d'Andoy


Avant tout, elle attendra de toi l’orthographe.

Cette page concerne le fort d'Andoy, localisé sur le village de Wierde, faisant partie de l'entité de Namur. Il s'agit d'un des neuf forts situé dans la position défensive de Namur, dont nous faisons l'inventaire au fil de petits documentaires ciblés.

Construit sous l'égide du général Brialmont, il possède une structure triangulaire très similaire aux autres forts de la Position Fortifiée de Namur et se révèle quasiment identique à celui de Loncin dans la PFL. Erigé entre 1888 et 1891 comme les autres 9 forts, il relève particulièrement d'un chantier titanesque au vu du délai très court de mise en œuvre. Caché au sein d'un bois assez dense aux abords de la E411, il s'avérait quasiment indétectable à l’époque. A ce jour par contre, un monument commémoratif est placé à l’entrée du chemin qui mène à la rampe. Il honore les résistances du fort. Ce monument comporte un gros bloc de béton non-armé explosé. Cela retranscrit la violence des combats et de manière authentique, donne un rappel des évènements.

Durant l'année 1914, des combats âpres ont lieu, l'avancée allemande est considérablement ralentie. Le fort est tout de même pris, non sans actions héroïques de résistance de la part des fantassins et des artilleurs. Durant les années 30, au même titre que quelques autres forts de la PFN, l'ouvrage est réarmé. Il est donné des améliorations concernant l'aérage, les sanitaires, le blindage.

En 1940, un assaut de grande envergure a lieu. L'occupant allemand pilonne la position. La reddition a lieu le 15 mai 1940 au fil de combats acharnés qui auront duré 13 jours. En outre précisons que le fort d'Andoy aura donné tout son possible afin de protéger les positions de Saint-Héribert et de Malonne. Citons au passage que le fort de Marchovelette signale au début des combats un observateur de la Wehrmacht localisé dans le clocher de Boninne ; ce dernier permet de positionner les tirs. Cet appel au secours permet le pilonnage de l'église, le clocher est totalement rasé.

Le fort comporte une tour d'aération cachée dans les bois. Elle est située à 1200 mètres du cœur de l'ouvrage. Une galerie de profondeur relie la tour au fort. Cette galerie est la plus longue de toute la PFN et il est tout à fait impressionnant de la parcourir. C'est une promenade sans fin, car au même titre que les autres forts, la tour d'aérage ne comporte logiquement aucune échelle. Cela signifie qu'il faut d'une part parcourir toute la galerie en aller-retour, et d'autre part refaire le même cheminement en surface afin de visualiser la tour dans les bois. Autant dire que c'est une belle promenade. Au sein de cette galerie extrêmement linéaire et morne existe un curieux écho, qui se répercute et se perd dans l’infinie longueur de la galerie.

Bien qu'il nous manque la salle de rassemblement, il est d'office possible de dire que c'est un joli endroit et peut-être l'un des plus préservé, chargé de beaucoup de mémoire. Il est impossible de se promener là-dedans sans garder à l’esprit le destin de tous ces soldats qui durant des jours et des jours d’angoisse, ont livré de terribles et vaillants combats.


La galerie de profondeur possède une casemate, qui permet de tirer sur l’assaillant.


Cette galerie de profondeur sert à l’aérage. Longue de près d’un kilomètre dans un paysage souterrain absolument invariable, elle est impressionnante à parcourir. Elle dessert une tour sans échelons. Nous irons promener jusque là en surface en fin de cette page.


Un local de casernement possède encore quelques décorations de l’époque.


Le cœur du fort a été pilonné par plus de 3500 obus. Dès lors les dégradations sont accrues. Notons tout de même que le Jowa a été ferraillé, cela accentue l’impression de destructions.


Sans nul doute, même ici dans les profondeurs du fort.


L’escalier d’accès permettant la jonction entre le quadrilatère et les locaux d’escarpe.


Les locaux de contrescarpe sont très fortement dégradés.


Le pilonnage en est bien sûr la cause, on devine l’intensité des combats.


C’est probablement l’une des plus belles galeries de toute la position de Namur.


L’un des casernements.


Au mur, quelle chance que cet ancien dessin subsiste.


La signature des amoureux Marielle et Gustave, le 18 juillet 1939.


Sous une poterne, un magasin à munitions.


Dans le quadrilatère.


Ces galeries, de partout identiques, possèdent les ondulations de l’ancien système de renforcement Jowa. A l’époque c’étaient des tôles. L’ensemble a été ferraillé après-guerre.


Un autre rack à munition sous le coffre de tête.


Ledit coffre de tête.


Maintenant partons pour une longue promenade dans les bois, à la rencontre de la tour d’aération.


A l’opposé de Marchovelette, celle-ci est en très bon état de conservation.

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