Tchorski
Tchorski
Les catiches de Wattignies

Cette petite carrière est située à Wattignies, dans le sud de la métropole lilloise. Il en existe des dizaines, voire même des centaines de la sorte, si l'on compte tout ce qui a été creusé sur les communes de Faches-Thumesnil, Loos, Lezennes, Villeneuve d'Ascq, etc.

Cette exploitation est creusée en tout catiches, au contraire de Lezennes, qui est majoritairement en piliers tournés et en réseau anarchique. En fait, cette petite carrière à Wattignies est plus récente. Si à Lezennes il est possible de découvrir des réseaux médiévaux, ce n'est pas le cas ici.

Les catiches ont des formes et des dimensions variables. Elles peuvent être hautes, basses, larges, étroites. Ici elles sont basses et étroites (sauf une). Leur base est fort large pour un goulot très étroit ; d'où le fait que je dise qu'elles sont étroites car je ne compte que le goulot d'étranglement et l'enroulement de pierres. La spécificité de ce lieu, c'est qu'elles sont 'vraiment' très basses par rapport aux autres réseaux attenants, par exemple Loos. Elles sont situées immédiatement sous la surface, tout comme la carrière d'ailleurs. Il était possible de voir les racines des petits pois.

Cette carrière est petite. Il faut compter une trentaine de catiches en tout. Ca fait peu pour une page de documentaire, mais ça ne rentrait pas dans une autre case ! Cette exploitation ne sous-mine aucune habitation. Elle est en bon état général. Les quelques photos ci-dessous montrent à quoi ça ressemble.


Voici l'aspect de ce lieu, un petit enchainement de catiches.


Vers le haut, on voit bien la forme de la bouteille.


Dans un des fonds de l'exploitation, un puits à eau.


Il n'y a aucun effondrement, tout est propre.


Détail sur un enroulement de pierre, fermant la catiche. Ce n'est pas maçonné. La catiche tient grâce à la clé de voute. Dessus, il y a moins d'un mètre de terre et puis c'est la surface. C'est ici la catiche la plus large de cette exploitation.


Dedans, il n'y a aucune inscription, aucun reste de champignonnière, aucun témoignage quelconque des carriers. C'est donc un trou... sans histoire.


L'enroulement de pierre est fort petit.


Le puits d'accès.


On voit bien que c'est à très faible profondeur.


A Faches dans le centre ville ancien, un exemple d'architecture lié aux carrières. On voit très bien la
pierre de taille, qui d'ailleurs est assez fortement corrodée. Le souci est que cette pierre est gélive, donc elle s'abîme. Pour cette raison, on la réserve aux construction de locaux annexes : granges, dépendances, etc. Dès que possible, on remplace par du tout en briques.


Ce type d'architecture s'appelle une rouge-barre. Les moellons de pierre calcaire sont appelés les blancs caillos. C'est un patrimoine important, qui a tendance à se perdre bien malheureusement.

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