Tchorski
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La mine rouge (1/2)

Ces deux petites pages de photos concernent un gisement ferrifère. C’est un site pour lequel je possède de la documentation, mais il ne m’est pas possible de la mettre à disposition étant donné que ça pourrait attiser le vandalisme. De ce fait, je ne donnerai pas d’indication quant au lieu ni quant à l’historique minier.

La mine est composée de quatre secteurs souterrains, a priori séparés par des massifs non exploités. Le doute subsiste quant à cet aspect, étant donné que nous n’avons pu visiter que deux secteurs. Des parts de noyage semblent affecter des parts non négligeables de ce réseau minier. Une exhaure reprend partiellement les eaux de certains de ces travaux. Nous sommes donc ici dans une mine de fer au minerai assez rougeoyant. Ce réseau a la réputation d’être fort bas, toutefois une partie non négligeable des galeries principales est visitable sans beaucoup se baisser. C’est donc un lieu pour le moins agréable. Les lieux correspondent à des travaux soignés, souvent muraillés à sec avec un étonnant sens du détail. Le plan d’exploitation ressemble à un grand carroyage. Comme le site est sous un pendage de plus ou moins 15 degrés, il y a pas mal de petites descenderies équipées. Jolis rails, jolis treuils, les équipements ne manquent pas de charme.

L’exhaure de la mine est visitable, bien qu’elle se trouve à Perpette-Les-Alouettes par rapport à la mine. L’accès se réalise par un passage un peu malaisé, qui permet de rejoindre un joli canal en corniche. Ça fait penser à la rigole d’Yonne. C’est un endroit moussu et très mignon. A l’intérieur, c’est une galerie en bon état, envahie initialement d’un petit 30-40 centimètres d’eau. Le ciel est parfois brut, parfois voûté. L’apparence est assez avenante, bien que d’office très monotone. Il y a un fort débit d’eau et du coup, il faut un peu lutter pour avancer. Le parcours est assez long, cela dépasse largement le kilomètre. Par moment, ça se transforme en ovoïde en béton, avec niveau d’eau plus élevé et fort courant dans la cunette. A d’autres endroits, ça s’élargit. Des fuites gondolent un mur, l’eau s’évacue entre les briques. Et puis finalement, on débouche sur une cheminée de plus ou moins 20 mètres. On distingue le jour au travers de la fermeture, mais par contre on ne connaît pas la localisation de cet ouvrage. La fin de parcours comporte un niveau d’eau dépassant le mètre.

Une petite promenade en photos permettra de bien relater la beauté de ces lieux. Puisse cette mine être préservée.

Vous pouvez écouter la mine ci-dessous.


Dès le début de la mine, le parcours commence avec un plan incliné.


Nombreux sont les plans encore équipés.


Un plan à trois rails, une voie de montée, une voie de descente. Plus bas se trouve un croisement.


Les murailles sont exceptionnelles. Quel soin apporté à la finition !


A nouveau, un treuil de plan incliné.


La mine comporte de nombreux piliers réalisés en amoncellements de stériles.


Ça donne des paysages particuliers et très jolis.


Rares sont les galeries sans ces murs d’une qualité extraordinaire.


Un autre plan incliné. Ce n’est pas toujours très haut.


Le treuil a été partiellement démonté.


Quelques secteurs sont dans un état un peu moins bon.


Un quartier d’exploitation.


Encore un magnifique pilier de remblais.


Cette galerie débouche sur un effondrement dangereux.


Vers le bas, les quartiers prennent une teinte jaunâtre à cause de la boue.


Une descenderie encore totalement équipée.


La berline est conçue afin d’être adaptée à la pente.


Le centre de la voie est équipé d’un guide câble.


Ces coulées jaunes sont bien esthétiques.


Au niveau de cette descenderie, on rencontre des arches.


Cela donne un aspect spectaculaire à ce petit réseau.


Au fond, voici le noyage. Nous ne savons pas s’il y a encore beaucoup en dessous.


Un pont passe au-dessus de l’exhaure.


Petite fenêtre donnant sur l’exhaure.

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