Tchorski
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Les catiches de Lezennes (1/3)

Ce documentaire est un complément aux visites précédentes réalisées dans les carrières de Lezennes. Le sujet est si compliqué à traiter que nous avons scindé les pages de photographies en plusieurs explorations souterraines. Au cours de ces pages, nous finalisons le quadrillage du site souterrain. Ce sont deux types de lieux : soit des galeries qui sont éloignées géographiquement et qui sont des extrémités, soit des lieux ponctuels difficile d’accès (ou plus précisément, on sait que ça existe, mais on n’arrive pas à y aller). Le début de cette page correspond au secteur Trompe de Fallope.

Le secteur en question est l’extrémité ouest du réseau. On le dénomme ainsi à cause de l’amusante forme de la galerie la plus occidentale. On accède au secteur via les galeries situées en dessous de l’école de Musique. C’est un quartier qui fut instrumenté par la CUDL à l’aide de convergencemètres. Il est à supposer que les instrumentations sont encore en fonctionnement. Une série de câbles reliés aux appareils ressort au jour via un escalier moderne en béton et une porte en métal.

Après ce secteur instrumenté, déjà assez bas, il faut se lancer dans un réseau encore plus bas, dont un passage malsain rejoint le « rejet B », un malheureux rejet de WC encore actif. De là, on rejoint un assez beau coin, que je nomme « le parc à barbe » étant donné que c’est un ancien lieu de culture de barbe à capucins. Les terreaux de culture sont placés dans de jolis remblais en hauteur. Au fond de cette salle se trouve un escalier, qui remonte sur la rue Jean-Baptiste Defaux. C’est obturé avec une tôle et un bétonnage. On y entend vaguement la vie du dehors. Au dessus, on entend très bien les travaux d’une maison en construction. A deux maisons près, ça donne dans l’habitation de Zoé Dumoulin. Doit-on y voir un rapport quelconque avec la culture de barbe ? Rien ne permet de le confirmer aux murs en tout cas.

Nous visitons ensuite le secteur des cercueils. Ce sont des galeries basses, sans intérêt, qui ont cette forme. Elles sont à peu près sous la rue Jeanne d’Arc. Rien de particulier à signaler. De ce fait nous migrons vers la Trompe de Fallope proprement dite. La galerie débouchait dans le passé dans les champs. Aujourd’hui vu l’urbanisation, cela se situe dans des jardins de la rue Jeanne d’Arc, au sud de la rue de l’abbé Jean Boulier. Nous supposons qu’il s’agit d’une ancienne entrée. La longue et étroite galerie est jolie. Dedans se trouve une gravure Hitler et plus loin, un cœur avec des initiales. En haut se trouve un banc, qui est connu comme étant « le banc des amoureux ». Dans l’ensemble le secteur est plutôt mignon.

Etant donné que nous avons à peu près fait le tour, hormis les galeries vraiment hostiles, nous quittons les lieux. Nous migrons vers le secteur Chatelet. Le but est de rechercher l’inscription 1815, c'est-à-dire un texte écrit au crayon par quatre conscrits cherchant à échapper à la réquisition napoléonienne. Nous tentons l’aventure dans bien des galeries mais ce sera sans succès. A un moment, un rat décampe devant nous, ce qui témoigne bien du caractère insalubre des lieux. C’est finalement localisé après maintes recherches. Il faut ramper sur une bâche couverte d’un léger tapis de merde. Derrière, un rejet de WC est purement infect. Les photos sont difficiles à réaliser. Au moment de finaliser, les WC rejettent et l’odeur est insoutenable. Quelle honte que cela se passe de la sorte…

Ces investigations viennent en principe clôturer les recherches menées sur le territoire de Lezennes. Au même titre que les autres pages sur ce sujet, ne visitez pas ces lieux sans le soutien indispensable de spécialistes. Les galeries sont anarchiques, forment un maillage dense et compliqué, les risques de chute de blocs sont nombreux.


Une nouvelle photo du damier, mais depuis nous avons joué !


Les numérotations du Chatelet.


Oh, une forêt de sapin ?! ....... (depuis, on dit aux autres qu'on va aux sapins !)


Hayez Auguste, 1913, 18 ans.


Le chemin est étroit, donc c'est chacun son tour.


Derache 1790.


Un joli remblai avec des stériles.


Ici, les stériles servent de mur !


Quelques traces à la flamme, faites par des réfugiés 39/45.


Le secteur de l'école de musique est instrumenté par la CUDL.


Voici un convergencemètre. Il alerte en cas d'affaissement millimétrique de la route.


Mangez Désiré âgé de 13 ans 1/2.
Marie-Thérèse (...) âgée de 13 ans.


Un escalier remonte à la surface.


C'est taillé dans la masse !


Le quartier est très joli.


Il y a beaucoup de témoignages de visiteurs.


Le parc à barbe, près de la rue Jeanne d'Arc.


Un escalier remonte sur la rue.


L'électricité y avait été installée par des réfugiés ou des barbeux.


Le passage dans les remblais est sympathique.


Ce sont des quartiers assez récents dans l'histoire de Lezennes.


Etonnant car d'habitude il est indiqué "Né le". Cela semble être une moquerie à son encontre !

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