Tchorski
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Les catiches de Lezennes (5/5)


Au sein d’un parcours chaotique, nous allons désormais rejoindre le nord de la commune. Les photos sont faites là où on tient debout. Toutefois la visite des carrières, il faut bien prendre conscience que c’est du médiéval et c’est loin d’être une sinécure. De très larges portions de carrières sont, en plus d’être anarchiques, fort basses.


La signature de Fernand Dumoulin, qui comme évoqué nous est presque inconnu.


Fernand Dumoulin, Lezennes, Lille. Buttin Richard, à Lezennes. Agé de 18 ans le 17 juillet 1904.


Ces étiquettes jaunes, on en trouve des milliers. A quoi cela correspond ? Ce sont les points de topographie qui furent réalisés par le Sdics. Ces numéros permettent de s’orienter dans la carrière, car inévitablement, ils figurent sur les plans topographique. En l’occurrence, cela permet de relier les travaux souterrains aux réalités de surface. Ces étiquettes permettent quelque part de bien assurer la surveillance des galeries.


Ce lieu, situé non loin du D.146, nous l’avons appelé la mer de porcelaine. C’est un essai de remblaiement avec des déchets de lavage de porcelaine, une mousse dense et inerte. L’inconvénient nous concernant, c’est que c’est très collant aux bottes ! Nous avons découvert par hasard
qui a réalisé cette mer de porcelaine. C'est l’ancêtre de Porcelanosa, la manufacture française de carrelage.


La signature d’Auguste Hayez. Nous évoquons quelques lignes de son existence au sein de la section généalogie de cette étude.


Sur ce dessin, Auguste Hayez précise qu’il fait ses classes en 1915. Les classes sont la formation de base des nouvelles recrues. Le dessin qui est derrière représente des carriers. Il semble émaner de Fernand Dumoulin. Était-il carrier ? Nous n’en savons rien pour le moment.


Nous reprenons un chemin bien tracé. En ce secteur, les inscriptions sont innombrables. En plus, elles sont souvent intéressantes.


Une gravure émanant de Zoé Dumoulin, qui ce jour là traine avec Paul Guilluy, lequel a 25 ans. Nous ne connaissons pas ce personnage, qui semble être lié aux Dumoulin de par le lien maternel. Si la date de 1895 est exacte, et pourquoi pas car le souligné de Zoé est du même genre, alors Zoé avait 11 ans. Impressionnant…


Sur ce gros panneau, pas mal de gens ont signé. Notons la signature de Jeanne Dumoulin, peut-être 22 ans, je ne sais pas si c’est lié à elle, suivi d’une signature « Zoé ».


Un joli croisement, dans lequel des remblais forment un mur.

Lezennes Chanzy Sud

Du fait des injections, le réseau est désormais fortement morcelé. Déjà à l'époque du creusement, les extensions du sud-est étaient une myriade de petits réseaux. J'évoque notamment les petites carrières se trouvant sous les parkings de Leroy Merlin. Les injections réalisées afin de stabiliser les ouvrages routiers ont encore compliqué l'affaire. De nos jours, il est difficile de visiter cette partie de la carrière. Les injections étant légion, du fait des routes et des nouveaux bâtiments, la carrière est réduite comme peau de chagrin.

Voici quelques photos réalisées dans une section fortement remblayée, au sud-est de la rue Chanzy.


Le puits d'accès. Il ne figure pas sur les plans anciens et résulte d'un creusement suite aux remblaiements attenants. Ca permet de ne pas perdre l'accès à ce réseau devenu isolé.


Les signatures d'Henri Leroux et Cyprien Wilbeaux.


La courte section accessible, avant les remblais.


La signature d'Augustine Bertrand, Lezennes.
L'inscription relevée n'est pas "Bertrand Auguste" mais Augustine, la femme de Jean-Baptiste Dumoulin.

Ces quelques pages ont pour but de témoigner que les carrières de Lezennes représentent un univers compliqué à appréhender, dangereux, chaotique, mais fort intéressant dès que l’on commence à s’intéresser à son histoire. En espérant que ces quelques pages puissent vous apporter la joie de mieux connaître ces lieux souterrains. A ce titre, le livre : Au cœur de Lezennes, est évidemment conseillé.

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