Absences Souterraines IV

Depuis plus de 15 ans, nous enregistrons les ambiances souterraines des mines abandonnées. Cela se retraduit par des albums intitulés 'existence souterraine' lorsque nous sommes interviewés, et 'absences souterraines' lorsque nous disparaissons sous terre et que la mine peut dès lors pleinement s'exprimer.

Si les habitudes nous mènent plus ou moins vers la production d'un sujet annuel, nous voici curieusement dans une curieuse frénésie. Le dernier opus datant de novembre, nous voici à peine 6 mois plus tard avec une nasse pleine d'aventures souterraines.

L'album met une fois encore en exergue les immensités sonores de la Lorraine souterraine. Ce sujet est inusable, pour ainsi dire le meilleur qui puisse être.

L'album est disponible à l'écoute ci-dessous.

 

Les titres sont les suivants :

0:00 Introduction dans la vieille poudrière.
0:40 Ambiance lointaine de la mine abandonnée.
4:16 Marche pressée dans une mine, nous sortons d'un secteur hautement gazé
7:28 Alarme qui était utilisée dans le temps par les mineurs afin de prévenir de l'imminence d'un tir de dynamite. Il s'agit d'un morceau de rail frappé par un fleuret.
10:00 Exploration méthodique d'une très vieille mine.
17:12 Etrange écoulement d'eau dans une petite mine abandonnée.
19:28 Salle des pompes en activité.
21:04 Poussée le plus loin possible dans un secteur gazé (présence de Co2). L'enregistrement est brut de décoffrage et, au vu du souffle présent, témoigne bien de la criticité de la situation – même si dans le fond, ça ne nous inquiète pas plus que ça.
32:00 De l'eau s'écoulant dans un puits difficile d'accès.
34:00 La mine est abandonnée depuis des décennies, personne n'est passé là depuis un temps infini. Nos pas brisent une épaisse couche de calcite.
38:16 La citerne et le tuyau. Ces objets vides sont souvent intéressant car offrant des sonorités pleines de résonnances. Il faut donc en profiter pour raconter sa vie, quand bien même c'est un peu n'importe quoi.
41:36 L'eau s'écoule dans une concrétion informe.
43:28 La couche verte est la plus profonde et la plus inaccessible. Elle témoigne donc d'une grande solitude. Passage des amis et ensuite une ambiance d'isolement.
46:36 Discussion lointaine dans un secteur reculé de mine de fer en Lorraine.
50:50 Le ventilateur (à nouveau, car aussi présent dans Absences Souterraines III). Selon les températures extérieures, la sonorité est différente.
51:52 Dans la couche verte, retour d'un secteur totalement noyé.
54:16 Exploration d'une mine de ciment à Grenoble.
55:50 Fort difficile tentative d'exploration dans la mine de ciment à Grenoble.
58:24 Au vu d'une situation dangereuse (blocs énormes en suspension), nous provoquons volontairement un effondrement, afin de stabiliser un passage pour le moins dangereux.
59:10 Luciole et Chloé, deux chiens ariégeois, aboient lors de notre passage au hameau de Lachal.
Durée totale 61:32.

Cet album est complété par une plus courte production, destinée à mettre en valeur les situations globalement dangereuses et étouffantes de ces lieux reculés.


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