Tchorski
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La mine de Huelgoat

La mine de Huelgoat

Il s’agit en réalité de la mine de Locmaria-Berrien, car située sur le territoire de cette commune. Elle est à proximité immédiate de la forêt de Huelgoat et incluse dans un circuit de promenade, ce qui entraine qu’elle se trouve inévitablement transformée en « mine de Huelgoat ». Il n’est plus possible de visiter la partie souterraine de cette mine. Le présent documentaire fait un bref état des lieux.

Il s’agit d’une mine de plomb-zinc exploitée depuis des temps immémoriaux. Il est évoqué les celtes ainsi que les romains. La pleine exploitation de ce gisement se situe aux alentours de 1750, ce qui en fait une mine relativement ancienne. Aux alentours de 1830, la mine s’industrialise, avec l’installation de pompes d’exhaure, actionnées par de grandes machines hydrauliques. Il était essentiellement recherché de la galène, mais il fut aussi tiré une quantité non négligeable de blende et d’argent.

Le site de la mine de Locmaria-Berrien est d’accès libre. Des anciennes promenades initiées par l’association locale de sauvegarde de la mine (ASAM) sont toujours visibles, bien que quelques actes de vandalisme amputent le parcours. Nous allons parcourir les lieux en détails.

Cette entrée de mine est la « sortie des charioteurs ». C’est probablement la galerie basse qui servait à évacuer les eaux d’exhaure. Cette galerie est remplie d’eau, il ne serait pas étonnant qu’elle soit en grande partie noyée. Des concrétions minéralisées existent dans l’eau, ce qui témoigne d’un certain chargement. Les lieux ne sont pas stériles.

A proximité de cette entrée-sortie se trouvent les verses. Elles sont assez typiques des mines de plomb-zinc.

Plus haut dans le gisement, ce sont les anciennes maisons des ingénieurs. Il en reste des ruines dont on ne peut plus vraiment comprendre la signification. A proximité se trouve une grande roue. C’est une reproduction de ce qui se trouvait sur le site à l’époque. Plusieurs canaux amenaient de l’eau sur site, afin de faire tourner des roues de moulin. Ces roues actionnaient des pompes d’exhaure. La reproduction présente sur le site est à l’échelle un demi. Cela signifie que les installations de l’époque étaient fort impressionnantes.

Plus ou moins au sommet du gisement se trouve une entrée de galerie, appelée « galerie de l’aqueduc ». Cette galerie possède une fort belle entrée. Elle n’est pas visitable du fait de la présence de gaz. Nous pouvons supposer qu’il s’agit de manque d’oxygène du fait de peu de ventilation, ou de CO2. Plus délicat encore, il peut s’agir de H2S ou gaz similaires, vu que nous sommes en présence de minerais sulfurés.

Les canaux d’amenée des eaux ne manquent pas de charme. Le principal serpente sur plusieurs kilomètres. En quelques lieux, cela ressemble à la superbe rigole d’Yonne. Bien malheureusement, lors de notre passage, le principal canal était à sec. En effet, les mois précédents notre promenade se sont trouvés dans un relatif état de sécheresse. En temps habituel, les eaux de ce canal sont désormais turbinées dans une petite centrale hydro-électrique. Les installations de cette centrale ne sont pas spécialement idylliques.

L’ensemble du site vaut largement une promenade : calme, verdure, promenade et quelques vestiges. Signalons simplement qu’il est dommage que la galerie des charioteurs soit à ce point clôturée. Cela ne se justifie pas et la longueur de clôture empêche de voir l’entrée.

Le site consacré à la mine et à la protection du site : minelocmariaberrien.com

La mine de Trémuson

Il s’agit d’un fort vaste site d’exploitation de plomb argentifère, situé sur la commune de Trémuson. La plupart des travaux fut menée de manière relativement assez anarchique. La mauvaise conduite des travaux entraine une rentabilité modeste, malgré le potentiel du gisement.

A ce jour sur place, il reste extrêmement peu de vestiges à voir. Une entrée est visible dans les bois. Elle se situe avec exactitude à l’endroit de la mention IGN. C’est une entrée barrée, laquelle ne propose rien d’intéressant à voir. A proximité de la route se trouve une seconde entrée, proposant le même type de perspective. Ce sont probablement des galeries d’assez faible développement. Plus bas se trouvent d’assez imposants vestiges d’une laverie, servant à séparer le plomb de l’argent et les stériles. Les terrils et les verses n’existent plus, ayant été ré-exploitées. Dans un jardin se trouve une berline.

Dans l’ensemble, Trémuson ne mérite pas une promenade. Le chemin d’accès est obstrué avec des dizaines de volumineux tas de terre, qui sont l’objet de dépôts de chantier. En pleine forêt, ce n’est pas acceptable. Vu la pollution due aux anciens versages de minerais, les habitants du village ne peuvent pas effectuer de potager ni boire l’eau du secteur, les nappes phréatiques étant polluées.


Une ancienne usine proche de la mine. Il n'est pas forcément établi que ce bâtiment avait quelque chose
à voir avec la mine.


Ancienne entrée, fort remaniée.


Les anciennes installation sont noyées dans la végétation.


Une autre entrée, en bord de route.

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