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Tchorski
Le carillon du Quesnoy (1/4)


Le beffroi dans le passé.

Un grand merci à Charles Dairay et sa famille pour l'invitation et l'accueil. La moitié des photos a été réalisée par Sandy De Wilde.

Ce documentaire a été réalisé lors de l’Anzac Day. Il s’agit d’une commémoration ayant lieu chaque année au Quesnoy, pour honorer les combattants néo-zélandais qui ont libéré la ville au tribut de lourdes pertes. Lors de ce documentaire, le premier ministre John Key était présent au Quesnoy. C’est entre autres pour cela que Charles Dairay joue l’hymne national néo-zélandais.

Le carillon est placé sous la toiture du beffroi, c’est un carillon civil. La tour a été entièrement incendiée en 1940. Il ne restait que les murs. Cela explique que la structure d’aujourd’hui soit très profondément remaniée, notamment avec la présence de dalles de béton. Il n’y aura pas très long à dire sur ce carillon, pour deux raisons. La première, c’est que c’est un instrument très homogène, ce sont des cloches Paccard uniquement, provenant toutes de la même fonte. La seconde, c’est qu’il n’y a pas de cloche de volée, vu que c’est une installation civile, et il n’y a pas de petites choses bizarres qui méritent une longue investigation. L’instrument est simple, minimal, mais juste et bon. Il est étendu du mi(3) à mi(7). La tessiture, bien qu’un peu lourde, est d’une grande précision.

Ce carillon a été fondu en 1957. C’est une fournée provenant d’Alfred Paccard, pesant 7525 kilogrammes. Ce n’est ni un petit carillon ni un grand. C’est un instrument honnête, franc et agréable. Les quatre plus grosses cloches sont placées dans une salle dédiée, sous le clavier. Les plus légères sont sous la toiture, au dessus du clavier. Cette séparation ne rend pas le jeu forcément très facile. Pour les enregistrements, c’est très difficile, mais là n’est pas le plus important ! L’instrument totalise 48 cloches. L’ensemble, bien évidemment homogène, donne une qualité irréprochable.

Les cloches ont peu d’épigraphie. On retrouve les rinceaux traditionnels Paccard au cerveau, accompagnés de palmettes ou de Chi-Rho. La particularité, c’est que sur certaines cloches, la note est indiquée en épigraphie (constitué à la matrice de buis, comme une vraie dédicace). Autrement, les robes sont vierges, sauf pour les plus grosses possédant une courte et simple dédicace. Un jeu de ritournelle automatique existe, le plus souvent il est joué une mélodie locale : Pierrot Bimberlot. Ce jeu est commandé par une horloge électronique.

Le clavier est assez lourd et mériterait une rénovation, il est en réalité assez ancien, il date de 1957, tout comme le reste du carillon. La tringlerie, en fil inox, est un peu fatiguée. Cet aspect d’usure peut donner une certaine impression de rigidité au jeu, étant donné que le carillonneur est un peu bloqué au niveau de sa vélocité. Dans l’ensemble, ça reste tout de même un instrument de potentiel. Les photos n’en donneront pas forcément le meilleur aspect, étant donné que c’était très difficile à photographier (sombre et difficile d’accès pour les détails). Puisse l’ensemble du documentaire mettre en valeur la structure tout de même…

Vous pouvez écouter un morceau du concert de Charles Dairay ci-dessous.


Le beffroi émerge de la ville.


Nous allons monter jusque dans le lanternon.


Le trou de passage de cloches.


Le comble.


Nous rencontrons ensuite les premières cloches.


Ce sont les quatre plus basses du carillon.


Le carillon du Quesnoy.


Charles au clavier.


La tringlerie au dessus de la cabine.


Les petites cloches.


Les cloches médianes.


Au centre du carillon.


Les abat son diffusent une lumière tamisée verte pas facile...


Les palmettes.


Le rinceau made in Paccard.


Un petit logo Paccard.


Il représente en très simplifié la Savoyarde.


La note est indiquée en épigraphie.

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