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Tchorski
Inventaire des cloches en Belgique

Ces pages contiennent l'inventaire des cloches de Belgique, ainsi que
l'inventaire des fondeurs de cloches répertoriés en Belgique.

Actualité du RECIB (inventaire des cloches en Belgique)
Comptage au 07/06/2013.
Total : 14.539 cloches.

Actualité du REFOND (inventaire des fondeurs de cloches)
Comptage au 22/05/2013.
Total : 432 fondeurs.

LES BASES DE DONNEES SONT ACCESSIBLES CI-DESSOUS

 
Inventaire cloches Belgique
RECIB, sur Excel.
Inventaire cloches Belgique
RECIB, sur PDF.
Cloches médiévales Belgique
Liste des cloches les plus anciennes de Belgique.
Refond
Inventaire des fondeurs de cloches et carillons.

Cette recherche est dédiée a postériori à Joseph Berthelé.

RECIB, METHODOLOGIE

Le fichier RECIF, répertoire des cloches identifiées en France, est une initiative de la SFC, l'association campanaire de France. C'est un inventaire des cloches présentes en clocher. Nous avons effectué la même démarche et appelé l'inventaire RECIB. Le but est essentiellement de localiser et connaître le fondeur ainsi que la date de fonte de la cloche. De nombreux autres paramètres sont pris en compte, mais ceux-ci sont les principaux. Ce fichier est associé à l'inventaire REFOND. C'est la liste des fondeurs qui ont réalisé ou exporté une cloche dans un pays donné. Si la France est très bien structurée pour ce genre d'inventaire, la situation est un peu plus floue pour la Belgique. Les données sont éparses. Il y a 4000 églises rien que pour la Wallonie, c'est un travail de grande ampleur !

Le mot RECIF signifie Répertoire des Cloches Identifiées en France. Notre recherche s'appelle donc naturellement RECIB. Nous avions appelé notre recherche RECIF par souci de similitude avec la France, mais ce n'est pas chose claire. La transition RECIF vers RECIB a été opérée en août 2012, en vue de clarifier la situation. La transition des listes vers la base de données a été opérée en décembre 2012.

Le RECIF de la SFC est structuré comme suivant : id - commune - édifice - emplacement - datation - classement - existence - accès - état d'usage - hauteur - décor - fondeur - inscriptions - caractères - traduction - inscription - matériau - mode - actionnement - nom de baptème - note - diamètre - poids - particularité - ref palissy - source - rédacteur - validation.

Chez nous en Belgique, la référence Palissy n'existe pas.

Etablir tout seul un RECIB pour la Belgique est une opération démesurée que nous ne pouvons prendre en charge, même si nous savons que nous aurons le soutien d'au moins quelques structures associatives. Le souci majeur est la démarche administrative à effectuer pour monter au clocher. Elle est souvent plus longue que la visite en elle-même et si l'on considère les cloches de grand renom (ou pas), mais situées en cathédrales, le développement des délais administratifs peut friser l'inimaginable. Etant donné que nous sommes une structure non lucrative (et fort heureusement), nous ne pouvons pas engouffrer des dizaines d'heures dans des démarches qui un tiers du temps restent vaines... Sans aide, on est assez inefficace. C'est une évidence mais ça a le mérite d'être dit, nos plus belles réussites sont surtout celles d'entraides.

Sur ce, il a donc été décidé d'établir un premier pré-relevé, précédant une campagne de vérification en clocher. La campagne de pré-information aura pour but de relever, autant que faire se peut, les cloches médiévales en Belgique. Cette volonté fait suite à la lecture de la thèse du docteur en archéologie Thierry Gonon sur les cloches médiévales, un livre que je ne peux que hautement vous recommander : clair et simple, un ouvrage pourtant très documenté, touffu et écrit petit (c'est signe de qualité !) Que Thierry Gonon sache qu'il motive des équipes de jeunes, probablement fort amateurs, mais en tout cas enthousiastes à l'idée de grimper les 180 marches d'escalier de la tour X ou Y.

La définition des Monuments Historiques en France pour le classement d'une cloche, c'est que tout ce qui est antérieur à la révolution doit être classé MH. La révolution ne s'est pas déroulée de la même manière en Belgique qu'en France. Les évènements politiques sont très différents, bien que l'on puisse encore considérer la révolution liégeoise comme un évènement majeur. Si l'on se réfère, pour placer une date arbitraire, à la naissance de la Belgique, 1830 ferait tard pour un aspect médiéval. Nous proposons donc de prendre comme limite haute la date d'abolition des privilèges, le 4 août 1789. Cela fera une facilité de délimitation. Comme limite basse, nous prendrons la création de la principauté de Liège en 985. Il est très évident que si nous découvrons une cloche antérieure au début du XIVème siècle, je peux vous assurer qu'on sort le champagne !

En matière de limite territoriale, on se fixe, tout comme Monsieur Gonon, une limite absolument arbitraire, c'est à dire la frontière de la Belgique actuelle. Ca ne veut rien dire car les frontières des Pays-Bas bourguignons, espagnols et autrichiens étaient fondamentalement différentes.

Des cloches médiévales ?
Si l'on s'en réfère à la recension de Thierry Gonon sur les cloches de France, à savoir un travail conséquent, il écrit avoir relevé un peu plus de 500 cloches médiévales, sur un patrimoine estimé à 300.000 cloches. Les valeurs sont très difficiles à déterminer, car les inventaires sont comme, voir supra, non réalisés. Si l'on ramène ce patrimoine à la Belgique, peut-on espérer relever 50 cloches réellement médiévales ? (1) Là-encore, la réponse n'est pas simple. Ce serait en tout cas un merveilleux objectif.
(1) Par cloche réellement médiévale, nous entendons une période comprise entre 511, mort de Clovis Ier et 1492, découverte du nouveau monde.

Les localisations de pré-inventaire seront faites de cette manière :
-Auscultation méthodique de la documentation écrite (archives, connaissances d'inventaires, connaissances des associations, des communes, des fabriques).
-Recherche sur internet, consultation des fabriques, des paroisses, des historiens locaux.
-Emailing systématique auprès des fabriques.

Les localisations d'inventaire seront faites par des visites sur place. Le travail sera habituel : photos, enregistrement, épigraphie, etc.

Un premier essai de répertoire est donc établi ci-dessus, c'est encore aux balbutiements. C'est un pré-inventaire basé sur les cloches actuellement répertoriées dans la littérature - donc à la base des cloches plutôt connues - dans le but d'aller les inventorier sur place plus tard. Etant donné que la recherche ne peut se faire que sur des cloches de fondeurs nommés, on se prive d'un nombre important de cloches potentielles, à savoir les cloches non nommées. Elles sont nombreuses vu les pratiques de l'époque (il est extrêmement rare que ça soit nommé avant le XIVème siècle). Le pré-inventaire est donc à lire comme un listing de pistes à explorer, mais certainement pas comme un état des lieux de la cloche médiévale en Belgique. De plus, cet inventaire est volontairement restreint aux fondeurs belges. Or, il est évident que des fondeurs étrangers ont exporté des cloches en Belgique, on pense notamment au Bassigny lorrain. L'inventaire est donc destiné à fondamentalement évoluer.

Les cloches antérieures à 1600, qui nous intéressent plus particulièrement étant de toute évidence plus rares, sont passées en bleu. Les clochettes à main ne sont pas répertoriées, nous nous intéressons uniquement aux cloches d'églises, les instruments de musique (carillons) ou aux cloches d'appel en lieux civils. La dimension limite est la même que pour la France : 31 cm à la bouche.

RECIB, COMPTAGE

Il est fort difficile de comptabiliser les cloches. En ce qui nous concerne, ce n'est pas à proprement parler un inventaire mais une pré-localisation. On ne pourrait parler d'inventaire qu'en cas de vérification systématique des données d'une part, d'une démarche active pour le faire d'autre part. Il n'est pas dit que cela arrivera, mais en attendant, cette pré-localisation ne peut faire de mal à personne. Il est à noter que cette comptabilisation est minorée par le fait qu'une grande partie provient d'inventaires de carillons et sujets déjà inventoriés, donc des données déjà connues. De ce fait, il n'y a rien de neuf sous le soleil.

Nous proposons une délimitation temporelle tout à fait arbitraire. Cela pourrait très largement porter à discussion, notamment sur les grandes tendances artistiques. En matière de régionalisme, on peut noter que la révolution industrielle pour la Belgique est plus précoce. A noter qu'on devrait quand même la placer au début du XIXème siècle, mais par facilité de concordance de découpage, on prendra la date de 1789. Au niveau campanaire, on peut noter qu'il est difficile de juger d'une délimitation de la période romane, étant donné qu'il n'est pas connu de cloche de cette période pour le moment. Nous incluons la période contemporaine dans la révolution industrielle étant donné que le profil campanaire n'a plus fondamentalement évolué, sauf sur quelques rares modèles exotiques.

RECIB DE CLOCHES POSEES, COMPTAGE D'EVALUATION

Combien y a t'il de cloches en Belgique ? Etant donné qu'aucun comptage réel n'existe, nous sommes obligés d'effectuer une approximation. Deux comptages ont été effectués : le nombre d'églises et le nombre de chapelles (exceptées les potales, il s'agit uniquement des grandes chapelles pouvant contenir une cloche, souvent cela se ramène à une entité par commune fusionnée). Ces comptages ont été effectués pour la province du Brabant-Wallon et de Liège, les résultats sont assez similaires.
Pour le Brabant-Wallon, on arrive à 156 églises pouvant contenir des cloches et 42 chapelles. On a estimé que chaque église contient en moyenne - hors carillons - 2,5 cloches. Chaque chapelle contient quant à elle 1 cloche.
Cela nous fait 432 cloches.
La surface est de 1090 km².
La densité est donc de 0,3963 cloche au kilomètre carré. La densité liégeoise est quant à elle de 0,41. Bruxelles Capitale est à notre avis une région de moindre importance, étant donné que la densité en églises n'est pas plus forte et la probabilité de présence de cloches anciennes est un peu plus faible (à cause des enlèvements durant la seconde guerre mondiale).
La surface de la Belgique est de 30.528 km².
Cela nous propulse à une estimation de 12.100 cloches.
Auxquelles il faut ajouter plus ou moins 1000 cloches en musées, 4000 cloches en carillons.
Nous proposons le nombre de cloches en Belgique évalué à 17.000.

Comparaison avec la France. La France a un nombre estimé de cloches à 300.000. La surface de la France est de 675.417 km². Cela fait un ratio de 0,44 cloche au km².
Or, la Belgique est un pays plus dense en églises et en carillons que la France.
On peut supposer que le nombre de cloches belges est avoisinant de 20.000.



BIBLIOGRAPHIE
-Les instruments de musique à Bruxelles et en Wallonie, inventaire descriptif. Malou Haine. Editions Mardaga.
-Instruments de musique anciens à Bruxelles et en Wallonie. Malou Haine, Nicolas Meeùs. Editions Mardaga.
-Carillons of Belgium and Holland : Tower Music in the Low Countries. William Gorham Rice.
-Les Cloches d'Anvers : les fondeurs anversois. Fernand Donnet.
-Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale, Volumes 5-6, François-Joseph Fétis.
-Inventaire des carillons de la VBV.
-Inventaire des carillons de l'ACW.
-Erik Vandevoort, inventaire des cloches de Peer (beiaardpeer.be).
-Cathédrale Saint-Aubain de Namur, histoire des cloches et du carillon.
-Le bulletin campanaire de l'ACW, n°63. Jean Dumoulin, les cloches de la cathédrale de Tournai.
-L'Eglise du Très Saint Sacrement, Paroisse de Bomel, Eugène Hermann. Avec l'aide de Michel Grawez.
-Inventaire IRPA / KIK des cloches fondues par les Allemands en 1943-1944. (www.kikirpa.be)
-Desmons, Annales de l'Académie royale d'Archéologie de Belgique, tome LVII, 1905, pages 117-119.
-Bart Janssens, inventaire des cloches de la paroisse de Broechem.
-Historische glocken in Baelen und Membach, Achim Bursch.
-ACW, inventaire des cloches des Causard et Slégers par Philippe Slégers.
-Inventaire de Walhain, Nil-Saint-Martin, par Micheline Dossogne.
-Jean-Marie Demelenne, inventaire de la chapelle Saint-Roch de Soy Erezée.
-Jean-Luc Wilmet pour l'église de Spontin.
-Monsieur Paul Debois pour la section de Rhisnes.
-Madame Marie-Madeleine Thonnard-Crickboom pour la section de Verviers.
-Monsieur Bernard Carlier pour Mons Sainte-Waudru.
-Merci à Tim Martens (Stormklok) pour son aide !
-Bulletin campanaire BC2004/2 - n°38, les plus vieilles cloches de chez nous.
-Registres de recherches de M. Maurice Thouvenin pour les fondeurs du Bassigny.

 

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