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Tchorski
L'épigraphie campanaire (2/2)

 


Les cordons sont mesurés pour enserrer les lettrines.


De plus près, on voit bien que ce sont des cordons de masse.

Les figures


Voici un exemple simple de figure religieuse.



Un blason, entouré de citations latines.


Croix mariale.


Une figure mariale, dite : une « Vierge à l’Enfant ».


Détail sur l'écriture.


Détail sur le visage.


Une figure de saint.


L'église est patronnée par saints-Pierre et Paul.


Sur la seconde cloche, une figure de saint. Le travail de sculpture est plutôt soigné mais on voit très bien
qu'il s'agit d'une grosse pièce de cire qui n'est pas coupée droit.


Les lignes sont les restes des traces de la planche à trousser, que l’on tourne autour de la fausse cloche pour lui donner sa forme. Les filets peuvent être fait par cette planche ou rapportés comme le reste du décor après troussage.
C'est différent de l'accordage. Pour accorder la cloche, on la fait tourner et un outil vient rogner l'intérieur. Ce rabotage permet de donner les dernières petites modifications pour donner une note parfaite. Ici, les lignes de la photo sont sur la faussure, donc à l'extérieur de la cloche.


Figure de crucifixion.


Les anses


Les anses constituent la couronne, ça sert à accrocher la cloche. Elles peuvent être parfois décorées de têtes d’ange ou de têtes de Sauvage (cf article paru dans le bulletin de l’ACW 62, avril 2010). Cela fait partie de la symbolique du décor associée à la cloche, plus ou moins prononcée selon les époques ou les fondeurs.


Ici, c'est un bel ensemble d'anses, modestement mais joliment décorées. Les décorations d'anses ne s'appellent pas des rinceaux, il n'y a pas de nom à ma connaissance.


La décoration est assez proche d'une palmette.


Par contre, ici, les anses sont carrées et ne comportent aucune amélioration d'aspect. C'est un travail basique.

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