Tchorski
Tchorski
La carrière Achille

Cette page est la toute première d'un documentaire sur les exploitations de ciment du Grenoblois. Elle forme un ensemble qui se situe tout à fait à part des autres pages, étant donné que ces images ont été réalisées en 1996. Vu qu'elles ont été faites avec un appareil photo jetable (!), il est tout à fait impossible de rénover plus au-delà de ce que j'ai fait ici, sauf à effectuer une nouvelle couverture documentaire, ce qui n'est pas à l'ordre du jour.

Il s'agit d'un travers-banc, ou de ce que j'analyse comme étant partiellement un travers-banc (au moins dans le début de la galerie). C'est un réseau situé sous l'entrée basse de Pierre Tendre. Aujourd'hui, il ne sert plus et il est entièrement isolé du reste du réseau. Tout porte à croire, par sa situation, que cette galerie basse recevait les pieds de trémies et servait ainsi majoritairement à l'évacuation des matériaux. Cette galerie alimentait une ancienne usine dont il ne reste aujourd'hui que la cheminée carrée et les vestiges d'un funiculaire. Ce roulage devait collecter de nombreuses tailles, éventuellement de Pierre Tendre, car il y a des dizaines de trémies. Aucune de ces tailles n'est accessible. A mi parcours, on trouve un trou soufflant vers le haut, mais il ne permet pas un passage d'homme. A contrario, le fond du roulage est en manque d'oxygène. Il s'arrête sur un front de taille et deux recherches. Au début du roulage, on découvre un ancien laboratoire dévasté et une ancienne poudrière globalement vide. En 1998, il restait par contre des cartons neufs et remplis de cordons détonants Davey-Bickford HI-67R. Le site a été fermé dans les mois suivants.

La longueur de la galerie avoisine les 1000 mètres. Un croquis en est disponible ci-dessous. Ce dessin est d'époque. J'ai préféré ne pas le modifier à ce jour afin de ne pas changer à la magie du document, pour la simple raison qu'il a été tracé sous terre et ça fait partie d'une époque dont je veux garder mémoire. Il est disponible en plus grand en cliquant dessus.

A l'intérieur du réseau, il y a un graffiti à la flamme, qui intitule Achille Malugani. Il s'agit du père de Aldo Malugani, habitant de Goncelin en 1996. L'inscription 1930 mentionnée sous son nom est la date de naissance de Achille. Aldo Malugani ne semble pas posséder de nombreux renseignements sur les ciments de la Porte de France. Il témoigne juste que l'exploitation aurait cessé en 1951. A part ces très maigres informations, je ne possède aucune information historique, si ce n'est que ce réseau souterrain est probablement contemporain de l'époque de Lachal, vu la similitude de taille, ce qui pourrait nous faire supposer que la galerie a été ouverte vers 1850.

Aujourd'hui, l'accès à la mine Achille est impossible. La porte a été soudée et de la terre a été amoncelée devant la porte. Les ronces et les herbes montrent que cela fait longtemps.


Le graffiti d'Achille Malugani.


Ce sont mes premières photos souterraines, pardonnez moi le style !


Assez proche de l'entrée, le roulage principal.


Plus loin, ça devient muraillé.


La galerie d'accès au laboratoire.


Un laboratoire souterrain de test de ciment prompt.
La photo date de 1996. En 2001, le labo était nettement plus ruiné.


Le labo en 2001.


Suite à mon passage, un champignon a poussé.


Un autre passage conforté.


Le rocher de la baleine. Plus on avance dans l'exploitation, plus c'est fracassé.


Le rocher de l'homme. Ne voyez vous pas sa silhouette en blanc en haut du rocher ? Il s'agit de calcite.


Le bout de l'exploitation.


Quelques images de 2001, les trémies.


La baleine.


Les arches.


La descente vers la dernière galerie.


A quelques pas de là, une petite galerie de recherche, qui se termine sur une trémie.


Plus haut dans le Rachais. Un petit réseau le long du chemin GR de promenade. Ce petit
souterrain est partiellement inondé et globalement sans intérêt.

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